Le bâtiment amphibie américain USS Wasp a reçu le 7 février la visite du plus récent engin amphibie français, dans le cadre des opérations communes qui constituaient une part essentielle de l’exercice Bold Alligator 2012.

L’EDAR entre dans le radier du Wasp
©US Navy

Un catamaran de débarquement, l’EDAR, est entré dans le radier du Wasp, un essai d’interopérabilité entre l’engin français et les bâtiments amphibies américains. La France est l’une des 11 nations participant à Bold Alligator.

L’engin de débarquement, qui provenait du bâtiment de projection et de commandement Mistral, est entré lentement dans le radier du Wasp, avant de ressortir et de rentrer sur le Mistral, s’assurant ainsi que les futures visites pourraient s’effectuer en toute sécurité.

« Après être allé sur Wasp et auparavant sur l’USS San Antonio, nous savons maintenant que nos EDAR peuvent entrer dans les radiers des bâtiments américains, » explique le capitaine de corvette Arnaud Tranchant, officier de liaison français sur le Wasp.

L’EDAR, Engin de débarquement amphibie rapide, est un engin de débarquement à double coque. Le Lt. Cmdr. George H. Pastoor, de l’équipe de planification de Bold Alligator, indique que l’EDAR peut naviguer à 25 nœuds, c’est à dire qu’il peut transporter des troupes et du matériel vers la côte plus vite que la plupart des autres engins de débarquement.

Le jour J, le premier jour des opérations de débarquement de Bold Alligator, l’EDAR a joué un rôle crucial pour les forces françaises, ainsi que pour l’équipe Bold Alligator en général.

L’EDAR arrive sur la plage de débarquement
©US Navy

« Nous avons été les premiers à aller dans la zone ennemi, » indique le commandant Tranchant. Le LCAT devait débarquer des troupes françaises et des approvisionnements à "Garnet" (une nation hostile selon le scénario de Bold Alligator), et permettre que les marins et Marines américains puissent débarquer et atteindre leurs objectifs.

Pour les participants de l’exercice, faire entrer l’EDAR dans le radier du Wasp était une opportunité de s’assurer que les opérations communes seraient tout aussi efficaces à l’entraînement qu’en opérations réelles.

L’EDAR entre dans le radier du Wasp
©US Navy
L’EDAR dans le radier du Wasp
©US Navy
L’EDAR dans le radier du Wasp
©US Navy

« Pendant une opération commune, vous voulez être sûr que la force des nations participantes a des équipements compatibles, » explique Pastoor. « Vous voulez être sûrs que les radios peuvent se parler entre elles, que les hélicoptères peuvent se poser sur chaque plateforme. C’est de cela qu’il s’agit. »

L’EDAR dans le radier du Wasp
©US Navy

Pastoor indique que la visite de l’EDAR n’était que l’une des opérations menées pour garantir l’interopérabilité. Avant le jour J, toutes les forces impliquées se sont entraînées ensemble. Il y a eu des entraînements complets, comme de faire atterrir des hélicoptères français et américains sur les plateformes des uns et des autres.

« Nous voulons être sûrs que toute la force, chaque homme est prêt à débarquer, » a précisé Pastoor.

Après que l’EDAR soit entré dans le radier du Wasp, des marins américains ont effectué une visite rapide de l’engin avant son départ.

« Nous ne pouvons pas faire seuls ce genre de missions — Afghanistan, Irak, Libye, » explique Pastoor. « Maintenant et à l’avenir, lorsque nous travaillons ensemble, nous pourrons faire plus. ».

Référence :

US Navy