Un nouveau rapport dévastateur sur les sous-marins australiens de la classe Collins, avertit de graves risques de sécurité, découlant de l’inexpérience des équipages, du manque d’experts et du mauvais fonctionnement du système d’entretien.

Le rapport, commandé par le gouvernement australien, conclut que les problèmes sont désormais tellement répandus que c’est maintenant toute l’organisation sous-marine qui est « inadaptée aux besoins ».

Ces constatations cinglantes, contenues dans le premier rapport de la très attendue revue des sous-marins Coles, constitueront la base de la réforme la plus profonde du programme depuis que le premier sous-marin a été lancé en 1996.

Le ministère australien de la défense essaie de trouver des moyens de maintenir les sous-marins en état pour au moins 15 ans, jusqu’à ce que de nouveaux sous-marins soient construits.

Au cours des dernières années, seuls un ou 2 des 6 sous-marins étaient opérationnels à n’importe quel moment.

La revue des sous-marins de la classe Collins, menée par John Coles, a découvert que les problèmes dont souffraient la flotte, dépassaient désormais la question de la fiabilité et de l’entretien : il y a maintenant des problèmes de sécurité.

Dans ce que le rapport qualifie de « statistique inquiétante », il est indiqué que le manque de personnel signifie que, désormais, un tiers des sous-mariniers entraînés ont leur qualification depuis moins de 2 ans.

« Les équipages sont inexpérimentés. Et avec la disponibilité réduite des sous-marins, il devient de plus en plus difficile d’atteindre les niveaux requis d’entraînement, » indique le rapport.

« Lorsque les sous-marins connaissent des défauts ayant des conséquences sur la sécurité opérationnelle, les décisions — vivre avec ou rentrer au port pour réparer — sont prises par des personnes inexpérimentées. C’est un point inquiétant avec de profondes implications pour la sécurité. »

« Les sous-marins connaissent toujours un manque de fiabilité, d’équipage et d’entretien. Tout cela conduit à une mauvaise disponibilité. »

Le rapport considère qu’il manque d’experts des sous-marins, à la fois dans la marine et à Canberra — la capitale australienne où les décisions sont prises — « Il est difficile de trouver plus de 2 personnes pouvant sérieusement prétendre avoir des connaissances dans le domaine des sous-marins. »

Référence :

The Australian (Australie)