Au moment même où le Premier Ministre russe Vladimir Poutine se rendait au chantier naval Sevmash pour assister à la signature de contrat pour de nouveaux sous-marins, une source de la marine russe a indiqué que l’équipage du plus récent sous-marin nucléaire, l’“Aleksandr Nevsky”, avait peur de naviguer à son bord.

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins de la classe Borey est le premier SNLE à être mis en service par la marine russe depuis le début des années 90. Ils sont les premiers à être équipés d’un système de contrôle opérationnel informatisé.

Une source de l’état-major de la marine russe a indiqué au journal Izvestia que l’équipage avait peur de naviguer à bord de l’Aleksandr Nevsky. Pendant la première série d’essais à la mer, que le sous-marin vient juste de terminer, l’équipage et les concepteurs ont identifié des dizaines de problèmes majeurs et plusieurs milliers moins importants.

Des représentants de Sevmash, le chantier naval qui a construit le sous-marin, a assuré aux Izvestia que tous les problèmes étaient maintenant résolus. La source prétend néanmoins que les systèmes informatiques embarqués pourraient ne pas fonctionner correctement.

Pendant la première série d’essais, en octobre, l’équipage a découvert de nombreux problèmes de conception, qui ont dû être corrigés alors que le sous-marin était en mer.

Ainsi, juste avant que le sous-marin ne prenne la mer, il a été découvert que le kiosque n’avait aucun hublot permettant à l’officier de quart de voir où il naviguait [1]. Un hublot a alors été percé.

Notes :

[1Les sous-marins soviétiques, puis russes, ont tous des hublots au sommet du kiosque, permettant d’assurer la veille depuis l’intérieur du kiosque.

L'analyse de la rédaction :

Rappelons qu’il est normal de découvrir en mer des défauts, même majeurs, sur un sous-marin neuf. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un premier de série. Or, le précédent sous-marin de ce type, le Yury Dolgoruky, semble être plus un prototype que le premier de la série : en raison de l’écart important entre la construction des 2 sous-marins, de nombreuses "améliorations" ont été apportées au 2è.

Référence :

Barents Observer (Norvège)