Le vice-amiral John M. Richardson, commandant de la force sous-marine américaine, a déclaré qu’il était difficile de trouver un nom pour la nouvelle ère de la guerre sous-marine, mais on n’est plus dans l’ère "post-Guerre Froide".

L’amiral, ainsi que d’autres dirigeants de la force sous-marine américaine, ont indiqué qu’on entrait dans une nouvelle époque, marquée par des budgets plus limités, par la prolifération des armes précises, à longue portée, et par des guerres dans le cyberespace.

L’US Navy disposera de moins de sous-marins, puisque les sous-marins de la classe Los Angeles vont être désarmés plus rapidement que les nouveaux sont construits. Le budget sera réduit puisque tout le gouvernement américain cherche à réduire ses dépenses.

Dans le même temps, de plus en plus de pays, et de groupes, auront accès à des armes à longue portée, parce que la technologie devient moins chère, a expliqué l’amiral Richardson, et ils utiliseront de plus en plus Internet pour essayer de s’attaquer aux intérêts américains.

Ce que la Chine est capable de faire aujourd’hui avec ses armes, a indiqué l’amiral Richardson, « le Hamas pourra le faire dans un avenir très proche ».

Cet automne, la force sous-marine va tester son plan de guerre dans une manœuvre baptisée “Agile Dagger”, pour se préparer au cas où tous les sous-marins devraient prendre rapidement la mer.

Et l’amiral Richardson a indiqué que la force sous-marine commençait à se préparer au combat sur Internet.

Plus de 300 sous-mariniers ont changé de travail pour devenir spécialistes des systèmes d’information, une nouvelle fonction à bord des sous-marins pour des experts des réseaux et de la sureté informatique.

Les sous-marins seront nécessaires pour la lutte dans le cyber-espace, et pour s’assurer que l’armée peut atteindre les endroits où l’ennemi cherche à interdire aux bâtiments de surface et aux avions d’aller, a expliqué l’amiral Richardson.

« Cela va devenir de plus en plus complexe, » a déclaré la semaine dernière l’amiral Richardson. « Je ne vois pas à l’horizon une simplification de l’environnement de sécurité. »

Référence :

The Day (Etats-Unis)