Plusieurs pays de l’Union Européenne, dont la France et la Grande-Bretagne, souhaitent que l’opération Atalante — de lutte contre la piraterie au large de la Somalie — utilise des méthodes plus fermes, pendant que d’autres états membres ne souhaitent pas cette évolution.

Les ministres de la défense de l’Union Européenne, réunis à Breslavia (Pologne), ont évoqué le sujet dans la nuit de jeudi dernier, mais ils ne sont pas parvenus à un accord, selon des sources communautaires.

Parmi les options évoquées, figure la demande d’autorisation d’attaquer les bases de pirates situées sur les plages somaliennes de façon préventive, une idée appuyée par des pays comme la France, selon son ministre de la défense , Gérard Longuet. Vendredi, le secrétaire d’état britannique, Gerald Howarth, a confirmé que Londres appuyait cette idée et a dénoncé l’absurdité de ce que les troupes européennes voyaient des skiffs pirates sur la côte somalienne et ne pouvaient rien faire à cause des limites de leur mission.

Il a aussi été envisagé, selon différentes sources, de donner plus de marges de manœuvre aux forces européennes pour tirer contre les skiffs pirates sur le point d’attaquer. « J’ai demandé qu’il y ait des actions plus fermes. J’espère que nous pourrons avancer sur ce sujet, » a déclaré le secrétaire d’état britannique.

De leur côté, d’autres états membres comme l’Allemagne, ont rejeté ce type d’actions offensives et considèrent qu’elles n’entrent pas dans le mandat dans le cadre duquel opèrent les bâtiments européens en océan Indien, ont indiqué vendredi des sources de sa délégation.

L’Espagne, un des grandes défenseurs et contributeurs de l’opération Atalante, a demandé vendredi plus d’efforts aux autres pays pour maintenir une opération qu’elle considère comme un succès. La ministre espagnole, Carme Chacón, a assuré que Madrid maintiendrait sa contribution à la mission — actuellement, 2 des 6 bâtiments qui la constituent et un avion de patrouille maritime —, mais elle n’est pas entré dans les détails sur le type d’opérations qu’elle veut voir.

Référence :

La Opinión de Coruña (Espagne)