Un audit du National Audit Office (NAO) britannique a énuméré certains risques apparus avec la décision du ministère britannique de la défense de passer de la version F-35B STOVL (short takeoff and vertical landing : décollage court et atterrissage vertical) à la version F-35C (porte-avions).

La décision faisait partie d’une revue de défense qui a retardé la date de mise en service d’un des 2 porte-avions jusqu’en 2018.

L’autre porte-avions sera gardé en réserve ou vendu.

La Grande-Bretagne a fourni une bonne part de son expérience dans pour la conception du F-35B et a payé près de 4 milliards $.

Aucun montant n’a été avancé pour la transformation des porte-avions avec des catapultes et brins d’arrêt, remarque le rapport du NAO.

Le consortium industriel mené par BAE Systems qui construit les porte-avions, pour plus de 8 milliards $, estime que cela pourrait couter 800 millions $ pour ajouter des catapultes à vapeur à un porte-avions, ou 1,280 milliard $ pour ajouter le nouveau système américain de lancement électromagnétique EMALS.

L’US Navy développe l’EMALS pour ses porte-avions devant entrer en service à partir de 2016, mais selon le NAO, il y a des risques techniques et des problèmes de sécurité.

De plus, le F-35C a été optimisé pour les porte-avions de la classe Nimitz.

EN adaptant le F-35C pour les nouveaux porte-avions britanniques, il pourrait y avoir des problèmes avec la vitesse d’appontage, la fatigue de la cellule, envisage le rapport.

Et comme le F-35C (contrairement au F-35B) a besoin d’un pont entièrement dégagé pour apponter, il faudra développer un système de ravitaillement en vol et ajouté au F-35C britannique, pour le cas où le pont sera bloqué. De son côté, l’US Navy prévoit d’utiliser des F-18 pour ravitailler ses F-35C.

Le rapport remarque cependant, que le passage à la version porte-avions permettra d’augmenter le rayon d’action de l’appareil (650 nautiques contre 480 pour le F-35B. De plus, la version F-35C permet d’emporter une plus grande quantité de munitions puisque la soute est plus grande.

Référence :

Australian Defence Magazine