L’Australie pourrait acheter 10 des plus récents sous-marins nucléaires américains pour moins cher que cela couterait de construire 12 sous-marins classiques pour remplacer les sous-marins de la classe Collins, estime le groupe de réflexion Kokoda Foundation.

Le fondateur de la fondation, Ross Babbage, a indiqué que les sous-marins pourraient opérer avec des sous-marins américains, partageant une base navale australienne, et qu’ils pourraient être entretenus par des experts nucléaires américains.

Le Dr Babbage, un des experts qui a conseillé le gouvernement pour la rédaction du Livre Blanc de 2009, a expliqué à The Australian que 10 sous-marins américains de la classe Virginia pourraient être achetés et équipés pour 28 millions AUS$ (20,8 milliards €).

Bien que le Livre Blanc préconise la construction de 12 nouveaux sous-marins classiques, il n’en estime pas le cout. Andrew Davies, de l’Australian Strategic Policy Institute, a calculé qu’ils couteraient environ 36 milliards AUS$ (26,8 milliards €) et ce chiffre n’a pas été démenti par le gouvernement.

Par le passé, outre des objections politiques et sociales à l’énergie nucléaire, d’importants spécialistes avaient rejeté l’idée de construire des sous-marins nucléaires en raison d’un cout supérieur et parce que l’Australie n’avait pas d’industriels pour les réparer et les entretenir.

Le Dr Babbage a déclaré qu’une décision importante, comme le choix de la propulsion nucléaire, était nécessaire en raison de l’apparition de la puissance navale chinoise.

"L’Australie doit envisager d’acheter de 10 à 12 sous-marins nucléaires américains les plus récents pour équilibrer et contrer l’expansion des capacités navales chinoises," a-t-il indiqué.

"Le renforcement militaire de la Chine est clairement destiné à repousser les Etats-Unis et leurs alliés hors du Pacifique Ouest.

"Les intérêts de sécurité majeurs de l’Australie sont en jeu."

Une force combinée de sous-marins australiens et américains, partageant une base en Australie, enverrait un message très fort aux dirigeants militaires chinois, a-t-il précisé.

Acheter des bâtiments dont la construction est déjà lancée, permet de fortement réduire la probabilité de retard, d’explosion des couts et de problèmes technologiques, a souligné le Dr Babbage.

Référence :

The Australian (Australie)