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Le bâtiment hydrographique et océanographique Beautemps-Beaupré, navire high-tech de la Marine nationale, quittera Brest (Finistère) le 10 janvier pour un périple scientifique de onze mois marqué notamment par l’étude des fonds marins bouleversés par le tsunami au large du Sri Lanka.
Menée à la demande des autorités sri-lankaises, la mission sur la zone du raz-de-marée du 26 décembre 2004 visera à apporter, à l’aide de sondeurs, d’éventuels correctifs aux cartes topographiques.
"Les fonds sous-marins ont bougé. Il y a danger pour la navigation car les cartes marines ne reflètent plus la réalité physique du moment", explique à l’AFP le capitaine de frégate Philippe Berenguer, commandant du navire qui se trouvera sur zone fin mai-début juillet. Le séisme, d’une magnitude de 9,3, avait déclenché un raz-de-marée se répandant sur l’ensemble du littoral de l’océan Indien, provoquant la mort d’environ 220.000 personnes.
Outre le Sri Lanka, le périple du Beautemps-Beaupré passera par le sud de l’océan Indien dans le cadre du partenariat avec l’Ifremer puis le golfe Persique pour des sondages côtiers en coopération avec le Qatar. Après un passage dans le golfe d’Oman et en mer Rouge, le navire participera à un exercice militaire en Méditerranée dans le cadre de l’Alliance Atlantique avec d’autres bâtiments hydrographiques. Il rejoindra ensuite Marseille, pour une mission confiée par le port autonome, avant de rejoindre Brest le 24 novembre.
Admis au service actif en 2003, le Beautemps-Beaupré est financé à 95% par la Défense et à 5% par l’Ifremer qui l’utilise dix jours par an. Il est doté de matériels dernier cri : sondeurs multifaisceaux permettant de restituer des images jusqu’au fond des fosses abyssales (11.000 mètres), bouées acoustiques, marégraphes, courantomètres, bennes de prélèvements de sédiments...
Son premier déploiement opérationnel s’était déroulé au large de Charm el-Cheikh, en Egypte, "pour fournir toutes les données environnementales permettant de récupérer les boîtes noires" de l’avion tombé en mer le 3 janvier 2004.
Le navire est exploité par le service océanique et hydrographique de la Marine nationale (SHOM), avec objectif premier d’apporter aux forces maritimes françaises le maximum d’informations pour évoluer avec une grande performance face à un agresseur éventuel.
L’acquisition des données puis leur analyse et exploitation s’effectue à bord même du batiment qui comprend une salle de traitement et de dessins, deux laboratoires de physique et un autre de chimie.
Au delà de l’objectif militaire, le navire s’est vu confier des missions de service public au profit de l’ensemble des marines, plaisance, commerce, recherche scientifique et pêche. Le SHOM met ainsi à jour des annuaires de courants et de marée, des cartes d’épaves et autres documents destinés à éviter que "des obstacles ne passent inaperçus".
"On étudie, on essaie de comprendre afin de modéliser tout ce qui se passe dans les océans pour pouvoir, à terme, prévoir les événements", souligne le commandant Berenguer.
Navire de 3.500 tonnes et de 81 mètres de long, le Beautemps-Beaupré dispose de deux équipages de trente marins qui se relaient tous les quatre mois. Il peut embarquer une vingtaine de scientifiques.
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