Selon de nouvelles évaluations de sécurité nucléaire publiées par le ministère britannique de la défense, l’ascenseur à sous-marin de la base de Faslane est le risque le plus important en ce qui concerne la sécurité nucléaire.

L’ascenseur à sous-marin de la base de Faslane est une installation unique au monde, ayant un passé mouvementé. Il utilise près de 100 treuils pour soulever hors de l’eau les 16.000 t des SNLE de la classe Vangard lors de leurs périodes d’entretien. Lors de cette manoeuvre, les 16 missiles nucléaires se trouvent toujours à bord.

Construit en 1993, l’installation a dû être modifiée en 1997. En 2003, un rapport rédigé par des consultants extérieurs a indiqué que les risques d’accident avaient été sous-estimés.

En cas d’accident pendant qu’un SNLE utilise l’ascenseur, le plutonium des 48 têtes nucléaires pourrait se répandre dans l’atmosphère, indique les rapports.

Considérée par certains comme l’opération la plus dangereuse pouvant se dérouler à Faslane, certaines indices laissent supposer que l’ascenseur pourrait être, à terme, remplacé par des cales sèches, qui sont utilisées partout ailleurs.

Mais, pour l’instant, il est toujours utilisé, comme par exemple pour mettre au sec le HMS Vanguard, endommagé après sa collision en février dernier avec un SNLE français.

La semaine dernière, le ministère de la défense a publié 2 évaluations internes des risques d’accident posés par l’ascenseur. Elles ont étudié les dangers d’incendie, d’explosion, d’effondrement de la plateforme de l’ascenseur ou même de chute d’avions.

Les risques sont "proches du niveau de tolérance" fixé en interne par le ministère, indique le rapport.

Le ministère maintient que l’ascenseur respecte toutes ses exigences de sécurité.

Référence :

Sunday Herald (Grande Bretagne)