Le potentiel opérationnel de la flotte sous-marine espagnole est sérieusement limité et pratiquement inexistant depuis maintenant 6 mois. La préoccupation dans la base sous-marine de Carthagène est évidente depuis que, en décembre dernier, le ’Tramontana’ a subi un accident alors qu’il naviguait à 300 m de profondeur.

Une avarie sur un passage de coque a provoqué une voie d’eau dans le poste central du sous-marin. Elle a contraint l’équipage à larguer les plombs de secours pour pouvoir remonter en surface.

Non seulement, le sous-marin est inutilisable depuis ce moment-là, mais la marine espagnole a été forcée de vérifier l’état de tous les passages de coque de ses 4 sous-marins pour garantir la sécurité des sous-marins et de leurs équipages.

Après l’accident, la marine a révisé le Mistral et a constaté que les passages de coque n’étaient pas en bon état. Depuis, le sous-marin n’a navigué qu’en surface.

Le Siroco fait l’objet d’une restriction en immersion (il ne peut pas dépasser l’immersion périscopique) pour éviter que son équipage subisse un accident similaire à celui du Tramontana. Et le Galerna se trouve actuellement au chantier naval de Navantia, où il subit un grand carénage, ce qui suppose le démontage et la révision de tous ses équipements pour leur remplacement ou leur mise au point. Ce grand carénage devrait durer un an.

Le Tramontana, le sous-marin qui a subi l’accident en décembre dernier, reste à sa base, sans ses plombs de sécurité. Bien que des dates aient été annoncées pour son passage au bassin afin d’y installer les plombs du Galerna, il est certain que cela n’a pas été fait. Pas plus qu’une révision complète de ses passages de coque, selon des sources de la défense. Selon ces dernières, la marine craint de découvrir qu’il y a plus de problèmes et elle veut que le sous-marin reparte en mer sans avoir été contrôlé.

De fait, une bonne partie des équipages des sous-marins et leurs proches sont très préoccupés par la situation.

La marine espagnole avait annoncé que les 4 sous-marins seraient révisés pour réparer leurs avaries, mais les réductions de budget du ministère espagnol de la défense, conséquence de la crise financière, rendent ces travaux très difficiles.

Référence :

La Opinión de Murcia (Espagne)