Le ministère argentin de la défense a décidé que son navire-école annulerait son escale à Brest pour éviter toute réclamation devant la justice française.

La frégate argentine Libertad
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Le ministère argentin de la défense a décidé que la frégate Libertad, navire-école de la marine argentine, annulerait son escale à Brest, pour éviter que le bâtiment ne reste bloqué suite à de possibles réclamations devant la justice française de détenteurs de bons du Trésor argentins qui ont refusé l’échange décidé en 2005 par le président de l’époque, Nestor Kirchner.

L’ancien président avait déjà pris une décision similaire en 2003. A l’époque, une escale de la Libertad à Hambourg (Allemagne) avait été annulée à la suite des jugements contre l’Argentine poursuivie par des investisseurs allemands spoliés par le non-remboursement des bons du Trésor.

On ignore qui au gouvernement argentin a pris cette décision, mais la frégate a mis le cap sur l’escale suivante, Amsterdam. La ministre argentine de la défense, Nilda Garré, a appris la nouvelle pendant un voyage en Allemagne.

L'analyse de la rédaction :

En France, la possibilité d’une saisie n’est pas impossible : en 2000, pendant les fêtes maritimes de Brest, le voilier russe Sedov avait fait l’objet d’une saisie très médiatisée à la demande d’un créancier de l’État russe. En ce qui concerne l’Argentine, la justice française a déjà saisi des comptes bancaires.

Mais contrairement au Sedov qui appartient aux universités russes de Murmansk, Saint Petersbourg et Arkhangelsk, le Libertad est un bâtiment militaire. Il n’est pas certain que la justice française puisse le saisir.

L’escale était prévue du 30 mai au 4 juin prochain.

Référence :

InfoBAE (Argentine)