Les membres d’équipage ont connu le pire moment de leur vie, mais le ministère espagnol de la défense relativise la voie d’eau survenue le 11 décembre dernier à bord du sous-marin Tramontana, alors qu’il s’entraînait à 300 m de profondeur devant le cap Tiñoso. 5 mois plus tard, les causes de cet accident qui n’a fait aucune victime ne sont toujours pas éclaircies.

Dans une réponse écrite à un député, le ministère espagnol de la défense rappelle que, lorsque l’eau a commencé à pénétrer dans le poste central, le sous-marin effectuait des essais programmés à 300 m de profondeur qui exigeaient que tout l’équipage soit à son poste de combat. Et que, parce que l’équipage a accompli les « actions établies pour ce type de situation », pour lesquelles l’équipage s’entraîne, le sous-marin est remonté « normalement » à la surface.

De plus, le ministère explique au parlementaire que, pour analyser l’« incident » qu’a connu le Tramontana, les techniciens spécialisés de la marine et des chantiers de Navantia étudient le cas.

« Une fois que toutes les circonstances auront été éclaircies et que les conclusions en auront été tirées, nous proposerons, si c’est nécessaire, les actions correctrices et mesures à prendre pour continuer à garantir la sécurité maximale des sous-marins », ajoute le ministère.

Depuis l’accident, la marine espagnole a ordonné de réviser les 3 sous-marins opérationnels espagnols. En particulier, les passages de coque, des pièces de métal et de plastique qui couvrent les orifices de la coque et qui pourraient être en cause sur le Tramontana.

Référence :

La Verdad de Murcia (Espagne)