Le ministère britannique de la défense prévoit de dépenser plus de 100 millions £ pour décider quels types de travaux chaque sous-marin de la flotte a besoin.

Le contrat va garantir un soutien en ingénierie pour toute la flotte de sous-marins pendant les 10 prochaines années.

Le contrat de 155 millions £ (175 millions €) verra les industriels et le ministère britannique de la défense travailler ensemble à Bristol pour évaluer les sous-marins et décider quels types d’entretien et de soutien ils ont besoin et quand ils en ont besoin.

Les partenaires industriels sont Babcock, BMT Defence Services et Systems Evaluation and Assessment (SEA). L’équipe de 120 experts industriels vont travailler avec 190 spécialistes du Defence Equipment and Support (DE&S).

Un communiqué du ministère explique que "le contrat doit permettre de déterminer le contenu du programme d’entretien pour le maintien en état de la flotte sous-marine de la Royal Navy."

Les responsables espèrent qu’en dépensant aujourd’hui de l’argent et du temps à évaluer les sous-marins, va permettre d’éviter de longues et couteuses réparations plus tard.

Alors que la flotte de sous-marins britanniques se réduit, il reste à voir quels travaux le nouveau contrat va effectivement permettre. La Navy dispose actuellement de 12 sous-marins et 4 Astute sont actuellement en construction. Il est improbable que les Astute aient besoin de travaux importants au cours de 5 ou 10 premières années. L’entretien de la flotte de SNLE Vanguard est planifiée avec beaucoup d’avances. Le dernier sous-marin de la classe Swiftsure et 2 sous-marins de la classe Trafalgar doivent être désarmés dans les toutes prochaines années. Le reste doit être désarmé au cours des 10 prochaines années.

L'analyse de la rédaction :

On peut donc s’interroger sur l’utilité de la signature de ce contrat puisque, en fait, il ne servira qu’à 5 sous-marins de la classe Trafalgar. Cela fait donc 3,1 millions £ par sous-marin et par an pour une simple évaluation des travaux à réaliser. Le simple suivi du calendrier d’entretien aurait normalement dû permettre d’éviter cette dépense.

Référence :

Defence Management (Grande-Bretagne)