Le SNLE Triomphant ignorait qu’il avait heurté et endommagé un sous-marin nucléaire britannique jusqu’à ce que la marine nationale en soit informée par la Royal Navy.

Les 2 marins ont indiqué aujourd’hui que la collision était inévitable parce que les 2 sous-marins naviguaient silencieusement pour éviter d’être détectés par sonar.

Des enquêtes officielles ont commencé en Grande-Bretagne et en France sur l’incident qui a soulevé des inquiétudes sur le partage d’informations entre les 2 marines alliées.

La marine nationale avait annoncé au début du mois que le dôme sonar du Triomphant avait probablement été endommagé dans une collision avec un conteneur tombé à l’eau.

Elle n’a découvert qu’il avait heurté un sous-marin britannique que lors d’un échange régulier d’informations avec la Royal Navy.

Le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin a déclaré que de telles collisions étaient extrêmement improbables mais toujours possibles entre 2 sous-marins conçus pour échapper à toute détection.

“Il y a eu un bref contact à faible vitesse au début de la semaine passée,” a-t-il ajouté.

“Ces sous-marins sont par définition très silencieux. La faible vitesse au moment de l’incident est leur vitesse normale de patrouille. Il n’y a eu aucune erreur humaine.”

Normalement, les sous-marins utilisent un système de gestion de l’espace marin pour conserver des distances de sécurité que ce soit à l’horizontale ou en immersion.

Les pays de l’OTAN partagent les détails des patrouilles de sous-marins et s’accordent sur les zones et les immersions auxquels leurs sous-marins vont naviguer pour éviter toute détection.

Cependant, la France a quitté le commandement militaire intégré de l’OTAN. Elle ne partage pas complètement ses informations. Elle fournit normalement quelques éléments sur ses opérations sous-marines.

Référence :

The Times (Grande-Bretagne)