La directrice du musée des sous-marins de la Royal Navy se dit inquiète des projets de faire embarquer des femmes sur des sous-marins aux côtés d’hommes.

La directrice du musée des sous-marins de la Royal Navy, Marion Budgett, a indiqué qu’elle s’attendait à une large opposition de la part de sous-mariniers à une proposition du ministère de la défense.

“C’est un équilibre difficile à modifier parce qu’il y a une telle tradition d’hommes naviguant seuls sur les sous-marins”, a déclaré Mme Budgett, directrice du musée des sous-marins de la Royal Navy à Gosport.

“C’est un monde de mâles et la perspective de mettre fin à cela va rencontrer des objections”.

Le ministère britannique de la défense pourrait autoriser des femmes à embarquer sur les nouveaux SNLE.

Le ministère avait jusqu’à présent interdit aux femmes d’embarquer sur les sous-marins parce qu’il croit qu’il y a un risque potentiel pour des fœtus à cause des contaminants dans l’atmosphère.

Mais si le problème était résolu sur les nouveaux sous-marins, Mme Budgett a déclaré que cela enlèverait un obstacle majeur.

Elle a expliqué : “C’est bien de faire une étude pour voir ce qui peut être amélioré et, sur le principe, je n’ai aucun problème à ce que des femmes embarquent aux côtés d’hommes.”

“Mais, il reste la réalité de base qu’un sous-marin est un espace petit et confiné qui a traditionnellement été réservé aux hommes”.

Des sous-mariniers de la 2è Guerre Mondiale ont trouvé l’idée “ridicule”.

Les Hanks, 84 ans, ancien sous-marinier et président de la branche de Portsmouth de l’association des sous-mariniers, a déclaré : “C’est une idée ridicule et je ne peux pas croire qu’ils l’aient mentionnée.”

“Lorsque j’étais sur les sous-marins pendant la guerre, ils puaient, c’était des conditions de vie vraiment très basiques. Je ne peux pas croire que cela ait fondamentalement changé autant que ça”.

“L’hygiène est peut-être meilleure mais les sous-marins nucléaires modernes quittent le port et plongent pour 6 mois — pouvez-vous imaginer le mélange entre hommes et femmes ?”

L’interdiction du ministère avait été examinée en 1999 par l’Institute of Naval Medicine, le Defence Scientific Advisory Council et le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists.

Le résultat confirmait que l’interdiction était justifiée.

Référence :

Portsmouth News (Grande-Bretagne)