Le ministère australien de la défense a franchi le premier pas pour le remplacement des 6 sous-marins de la classe Collins.

Le ministre australien de la défense, Joel Fitzgibbon, a annoncé lundi le lancement d’une étude d’un montant de 4,7 millions $ sur la prochaine génération de sous-marins australiens, qui doivent entrer en service en 2025.

"Un engagement clé de ce gouvernement dans le domaine de la défense a été de planifier correctement la prochaine génération de sous-marins australiens," a déclaré M. Fitzgibbon.

Le développement et l’achat de nouveaux sous-marins sera le plus important, le plus long et le plus cher programme de défense de l’Australie depuis sa création. Les dépenses totales devraient dépasser 25 milliards $.

M. Fitzgibbon a annoncé le lancement de l’étude pendant qu’il inspectait les installations de soutien et d’entraînement des sous-marins sur la base navale HMAS Stirling en Australie Occidentale.

L’étude sera gérée par un bureau sous la supervision commune du groupe de développement des capacités du ministère de la défense et de la Defence Materiel Organisation.

M. Fitzgibbon a précisé que 17 personnes allaient gérer le projet, et que ce chiffre augmenterait avec les années.

"Au travers de ces études, le ministère pousse l’industrie à participer au développement de la stratégie du projet, pour une décision du gouvernement dans la seconde moitié de 2009," a-t-il indiqué. "Le travail sur la conception du futur sous-marin va commencer en 2010, menant à une nouvelle décision du gouvernement en 2011."

L’étude sur le futur sous-marin est lancée au moment où les voisins de l’Australie, dont la Chine, l’Inde et l’Indonésie, ont acheté ou cherchent à acheter des sous-marins plus modernes.

Cela pourrait modifier l’équilibre des forces navales dans la région Asie-Pacifique.

Les nouveaux sous-marins seront très probablement construits par le constructeur des sous-marins de la classe Collins, l’Australian Submarine Corporation.

M. Fitzgibbon avait auparavant indiqué que l’Australie du Sud était "le seul endroit crédible" où construire la prochaine génération de sous-marins.

Des considérations stratégiques, pratiques et politiques font qu’il est improbable que la future flotte sous-marine soit à propulsion nucléaire.

L’étude va probablement s’intéresser aux systèmes de propulsion anaérobie qui permettent aux sous-marins classiques de rester en plongée plus longtemps, augmentant considérablement leur efficacité opérationnelle.

Référence :

Camberra Times (Australie)