Après 40 années de service au sein de la Marine (…)
En 2005, un marin canadien meurt à bord du Chicoutimi, lors d’un incendie provoqué par une chandelle à oxygène allumée suite à un premier sinistre. Le 21 mars 2007, le SNA britannique HMS Tireless perd 2 hommes lorsqu’une chandelle à oxygène explose pendant un exercice.
Les chandelles à oxygène sont utilisées pour produire de l’oxygène en cas d’urgence ou lorsque le silence le plus absolu est nécessaire (pour éviter d’être détecté par l’ennemi).
Elles sont constituées d’un mélange de chlorate de sodium et de poudre de fer. Lorsqu’elles sont allumées, le mélange se consume à environ 600 °C, produisant du chlorure de sodium, de l’oxyde de fer et une quantité d’oxygène représentant la consommation d’environ 6,5 heures pour une personne par kilogramme de mélange.
S’il est correctement conservé, le mélange a une durée de conservation illimitée, des chandelles conservées pendant 20 ans produisant toujours la même quantité d’oxygène.
A la suite de l’explosion à bord du HMS Tireless, une commission d’enquête a mis en lumière une série de défaillances, comme de laisser les chandelles sur une jetée pendant des semaines, de remettre en service des chandelles alors qu’elles avaient été condamnées, l’absence d’audit de sécurité et une mauvaise gestion.
La cause la plus probable de l’explosion est que la chandelle ait été contaminée par de l’huile.
Déjà, en 2005, le second incendie qui s’était déclaré à bord du sous-marin canadien Chicoutimi avait été provoqué par une chandelle à oxygène souillée “peut-être par les mains graisseuses ou couvertes de suie d’un marin à la suite du premier incendie”.
Si le type de chandelles peut varier d’une marine à l’autre, le principe de base utilisé reste le même. Il nous a donc paru intéressant de savoir si les chandelles embarquées à bord des sous-marins français présentaient un risque.
“La marine nationale a utilisé le retour d’expérience de [l’accident survenu à bord du HMS Tireless] pour effectuer des contrôles afin de s’assurer qu’elle ne risque pas de connaître un événement de même nature”, nous a indiqué le SIRPA/Marine en réponse à nos questions.
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