Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour “Pièces à conviction”

Paru dans : Forces sous-marines

Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour “Pièces à conviction”


Par Gilles Corlobé.
Publié le 16 avril 2005, dernière mise à jour le 25 août 2009.

L’émission "Pièces à conviction" diffusée pour la première fois le jeudi 14 avril prétend montrer que le Bugaled Breizh a été coulé par un sous-marin. L’émission aurait découvert des documents exclusifs pour appuyer cette théorie.

Les journalistes du Point et de France 3 qui ont réalisé les enquêtes présentées au cours de l’émission ne sont pas des spécialistes de la chose maritime, et encore moins du monde des sous-marins. Néanmoins, ils prétendent démontrer à l’aide de documents et de témoignages qu’un sous-marin, avançant à grande vitesse, s’est empêtré dans les funes [1] du chalut et a entraîné le sous-marin sous l’eau.

Ils présentent à l’appui de cette théorie :
- l’allongement suspect de près de 500 mètres d’une des 2 funes,
- un témoignage indiquant que le Dolphin hollandais naviguait en plongée,
- une carte des zones d’exercice pour sous-marin montrant qu’un autre sous-marin se trouvait dans la zone,
- la réponse écrite du ministère de la défense britannique indiquant que le HMS Turbulent était rentré le lendemain pour réparation.

L’allongement d’une des deux funes

Selon le reportage, les gendarmes auraient constaté que l’une des deux funes mesurait 250 m et l’autre 750. Selon la thèse des journalistes, c’est la preuve qu’un "objet sous-marin" s’est pris dans la fune la plus longue et a entraîné le Bugaled Breizh sous l’eau.

Je ne suis pas un spécialiste des alliages et de la résistance des métaux, mais les câbles d’acier utilisés pour le remorquage, que ce soit de navires ou de filets, ne sont pas élastiques à ce point.

Lorsque la charge est trop forte, ils se rompent. Les restes sont vrillés, des torons sont rompus. Il est impossible de relover correctement un câble ayant subi une traction trop forte. Lorsqu’un câble s’allonge au triple de sa longueur initiale, il est logique de penser que son diamètre est très réduit.

Or, les funes que l’on montrent à coté du Bugaled Breizh à Brest sont correctement lovées. On nous indique qu’un seul toron est rompu. On ne nous parle pas du diamètre des câbles.

Que la différence de longueur entre les 2 funes soit étrange, c’est un fait. Que cela prouve que quelque chose ait entrainé le Bugaled Breizh sous l’eau, cela reste à démontrer.

De plus, la théorie des journalistes est que le Bugaled Breizh a été coulé par un sous-marin faisant route inverse. Dans cette hypothèse, comment expliquer qu’une seule fune ait été allongée de 500 m ? Logiquement, un sous-marin pris dans une fune, qui aurait eu une route inverse, aurait entrainé avec le filet (et pas seulement une fune). Pourquoi une seule des funes a été touchée ?

Lorsque les journalistes nous parlent des réparations effectuées 3 mois plus tard sur le Dolphin, ils présentent les éraflures de la coque comme le résultat du rippage d’un câble (d’une fune ?). S’il s’agissait des funes du Bugaled Breizh, de la peinture noire de sous-marin aurait du être retrouvée à l’endroit du contact entre le sous-marin (qu’il soit le Dolphin ou un autre) et la fune. Or, ni les gendarmes, ni l’armateur du Bugaled Breizh n’ont rien remarqué de tel.

La vitesse du "sous-marin"

Les journalistes prétendent que l’allongement de la fune et la rapidité du naufrage prouvent que le sous-marin en cause avançait à grande vitesse.

Rappelons qu’à l’endroit du naufrage, il n’y a que 80 à 90 mètres de fond.
- Un sous-marin moderne mesure, entre la quille et le sommet du kiosque [2], une vingtaine de mètres.
- Les navires de commerce modernes, porte-conteneurs et autres pétroliers, peuvent, lorsqu’ils sont à pleine charge, avoir un tirant d’eau de 15 à 20 mètres.

Le commandant d’un sous-marin se trouvant dans une zone à faible immersion, fixe une distance de sécurité par rapport au fond (une dizaine de mètres). Plus le sous-marin est incliné vers l’avant (on dit qu’il a une assiette positive), plus la différence entre l’immersion de son avant et celle de son arrière est importante. Pour un sous-marin de 100 mètres de long, cette différence d’immersion entre l’avant et l’arrière est de 5 mètres pour une assiette de 5°.

Dans les zones cotières, des courants, les marées provoquent des remous qui peuvent perturber la stabilité en immersion d’un sous-marin. Les perturbations seront d’autant plus importantes que la vitesse du sous-marin est élevée. D’autre part, la vitesse du sous-marin réduit aussi le temps de réaction de l’équipage pour éviter une collision avec le fond.

C’est pourquoi tous les commandants de sous-marins augmentent les distances de sécurité avec la vitesse. Et même avec cette distance de sécurité, il serait irresponsable de d’utiliser toute la puissance du sous-marin à une immersion aussi faible : le risque de collision avec le fond serait trop élevé.

Le témoignage du pêcheur

Voici un pêcheur, qui n’avait rien dit jusqu’à présent [3] qui déclare qu’un écho est apparu sur son radar à un kilomètre devant lui et que cela ne peut être qu’un sous-marin. D’ailleurs le Dolphin les a contacté par radio peu après.

La coque extérieur et le kiosque des sous-marins modernes sont la plupart du temps construits en matière plastique ou en résine pour éviter la corrosion. Ces matières ne réfléchissent pas ou mal les ondes radars. Il est donc possible que la portée du radar de ce bateau de pêche sur un sous-marin soit très faible et qu’il apparaisse d’un coup sur leur écran.

La visibilité ce jour-là était très bonne : la patron de l’Eridan a vu de très loin un hélicoptère inconnu survoler la zone du naufrage et, de très loin aussi, une silhouette noire qu’il a reconnu comme un sous-marin lorsqu’il a utilisé ses jumelles.

Comment le bateau de pêche anglais aurait-il pu ne pas voir le sous-marin faire surface à une distance aussi faible ? Pourquoi ne nous parle-t-on pas de ce que ce pêcheur a vu ? Pourquoi, alors que la visibilité était bonne, le pêcheur utilisait-il son radar ? Sur les bateaux de pêche, l’écran radar se trouve à la passerelle et il suffit de lever les yeux pour voir ce qui se passe dehors. A un kilomètre, comment aurait-il pu ne pas voir un sous-marin en train de faire surface ?

La carte des zones d’exercice de sous-marins

Contrairement à ce que leur nom indique, ces zones sont plus exactement des zones où un sous-marin est autorisé à plonger. Il s’agit d’éviter les collisions entre des sous-marins en plongée. Chaque zone est donc attribuée à un instant donné à un sous-marin et à un seul.

Lorsque le fond le permet, une zone peut être attribuée à deux sous-marins en établissant une séparation en immersion : le sous-marin A disposera de la zone entre la surface et 100 mètres, le sous-marin B pourra évoluer entre 150 et 250 mètres. Les zones ne se touchent jamais : il y a toujours une séparation importante entre les 2 zones.

La plupart du temps, un sous-marin ne se voit pas attribuer qu’une seule zone. Sa liberté d’action et le réalisme de l’exercice seraient trop affectés. Il ne se voit d’ailleurs pas attribuer des zones que dans cette seule circonstance : il se voit attribuer des zones à chaque fois qu’il doit naviguer en plongée (transit, essais...).

Que montrent le fax et la carte présentés lors de l’émission ?
- Il ne s’agit pas de documents secrets. On peut voir à l’écran sur le fax la mention "unclassifed" (non protégé).
- Deux zones sont matérialisées : l’une à l’est du Bugaled Breizh, l’autre à l’ouest.

Aucun nom de sous-marin n’est indiqué sur le fax. Mais la carte des positions des sous-marins au moment du drame permet raisonnablement de supposer que la zone Est était attribuée au U22 (le sous-marin allemand). Cette même carte montre qu’à l’Ouest, il y avait le HMS Torbay. La zone Ouest pouvait donc lui avoir été attribuée.

Le commentaire tendancieux du journaliste prétend que le Bugaled Breizh était entouré par des sous-marins. Or, la carte des zones d’exercice n’indique pas l’endroit où ils se trouvaient mais là où ils avaient le droit de plonger. L’étendue des zones montre qu’ils pouvaient se trouver à des dizaines de kilomètres du lieu du drame.

Cette carte des zones d’exercice montre aussi, et surtout, qu’aucun sous-marin n’était autorisé à naviguer en plongée dans la zone où se trouvait le Bugaled Breizh. Aucun commandant de sous-marin ne se risquerait en temps de paix à naviguer en plongée dans une zone qui ne lui a pas été attribuée.

Ce fax, et la carte qui va avec, disculpent donc les sous-marins en opération dans cette zone.

Le HMS Turbulent

Les journalistes prétendent en citant la réponse écrite du ministre de la défense que le HMS Turbulent serait entré à Devonport le lendemain vers 1h du matin pour des réparations. Or, cette affirmation est farouchement démentie par la Royal Navy qui indique que le sous-marin était à quai au moment du drame. Les journalistes n’indiquent pas quelles réparations auraient pu subir le HMS Turbulent.

Aucun des éléments qui étaient supposés démontrer la responsabilité d’un sous-marin dans le drame du Bugaled Breizh ne résistent à l’examen. Certes, cela ne veut pas dire que les sous-marins sont innocents, juste qu’aucune preuve n’a été apportée.

Au final, l’attrait qu’exerce le "monde secret des sous-marins", leur manque de connaissance du monde maritime en général et de celui des sous-marins en particulier, un zeste de théorie du complot entre toutes les marines européennes, semblent avoir affecté la qualité du travail des journalistes de France 3.

Le sous-marin faisait un coupable trop tentant.


Les opinions présentées n’engagent pas la Marine Nationale. Elles ne sont que celles de l’auteur.

Notes :

[1] Les deux câbles qui relient le filet au chalutier.

[2] Soulignons ici en passant le grand professionnalisme de la présentatrice que l’émission qui ignore ce qu’est un kiosque sur un sous-marin.

[3] Comment ont-ils donc pu le découvrir dans ce cas ?

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58 Messages de forum

  • J’ai déjàécrit ici que j’avais de sérieux doutes sur les capacités de l’un des experts, ancien de la MN et qui a fait TOUTE sa carrière ou presque dans des spécialités de "gratte-papier". Je n’ai rien contre, il en faut, mais cela ne donne pas le droit de se déclarer expert en matière maritime !!!!

    • Je crois me souvenir qu’il s’appelle M. D’hont. A sa décharge, il faut reconnaitre que c’est Elise Lucet qui a, àplusieurs reprises, essayé de le faire passer pour un spécialiste des sosu-marins... La première fois, il a répondu qu’il ne pouvait pas s’attribuer ce titre (pas assez de plongées). Les suivantes, il n’a plus relevé. Mais c’était marrant de le voir utiliser l’expression "la centrale" pour parler du PCNO(Poste Central Navigation Opérations ou... LE central).

      • bonjour j ai perdu mon frere dans le naufrage du bugaled breizh heuresement qu il y a des gens qui veulent bien nous aider si vous vous y connaissez tant que ca mettez donc votre (talent) a aider les familles a trouver la verite sur ce naufrage depuis plus d un an on nous dit qu il n y avait pas d exercice sous marin il y en avait quand meme un idem pour les helicopteres c est bien beau de critiquer les gens mais monsieur je ne vous permets pas de critiquer mr d hont il y a en a qui prennent leur responsabilite et il y en a qui critique c est trop facile connaissez vous le dossier je vais etre poli il y a 5 marins qui ont disparu un peu de memoire pour eric georges pascal patrick et yves monsieur je suppose que vous etes un sous mariniers aidez nous si vous le pouver

        • Monsieur,

          Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la douleur des victimes qui est parfaitement compréhensible et qui doit être respectée.

          Il s’agit uniquement de souligner les incohérences et les inexactitudes d’une thèse présentée par des journalistes.

          Comme vous l’avez dit, je ne connais pas le dossier. Je ne peux donc pas dire si ce qui s’y trouve est valable ou pas.

          Je ne connais que les "informations exclusives" présentées dans l’émission.

          Je ne remets en cause que celles-ci et les opinions exprimées par les "prétendus experts" qui se sont exprimés sur le plateau sur des choses qu’ils ne connaissent pas. Je remets en cause aussi l’interprétation faite par les journalistes des documents ou des témoignages qu’ils ont obtenus. Quitte àme répéter, "cela ne veut pas dire que les sous-marins sont innocents, juste qu’aucune preuve n’a été apportée." Je remets en cause la recherche du sensationnel par des journalistes qui ne s’intéressent aux drames subis par les victimes que dans la mesure où cela leur permet de vendre leur journal ou d’augmenter leur audimat.

          Je suis d’accord pour dire qu’il y a des choses étranges (en tout cas si l’on en croit la manière dont elles sont présentées dans la presse). Je pense que dans cette affaire, si tout le monde s’en était tenu àson domaine de compétence, l’enquête aurait suivi beaucoup moins d’errements et de cul de sac.

          • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 11 mai 2005 04:36, par Norbert Van der Meulen

            Bonsoir Monsieur Corlobé,c’est bizarre,on a vu la même émission,et on en tire pas les mêmes conclusions ! 1)quand on parle d’expert maritime,je vous défis de me prouver que ce monsieur n’en est pas un.Officier marine marchande de profession et àla retraite,je pourrais tout aussi bien me mettre expert maritime,si j’en avais envie,et contrairement àce que vous dites,ce n’est pas àla portée du premier venu,sauf en tout cas pour nous.En l’occurence l’expérience globale compte,et les connaissances aussi. 2)je ne vois pas en quoi vous démontrez que FR 3 a mal fait son travail,et aurait monter de fausses pistes sur des opérations de sous-marins qui a vos aux yeux n’existeraient pas.Les journalistes ont fait une enquête sérieuse et ont ouvert des pistes plausibles,la zone était truffée de sous-marins,et c’est sans doute cela qui vous dérange,mais il serait effectivement plus transparent de le dire officiellement,et d’effectuer les investigations en conséquence,ce que je suppose sont faites,n’en doutez pas,Car il ne faut effectivement écarté aucune hypothèse. Je suppose que Madame Yakayanis,si je ne me trompe pas de nom,excusez si erreur de ma part,mène son instruction et on espère vivement un peu de coopération des flottes sous-marines européennes ! En tout cas,votre point de vue,laisse transparaitre quelqu’un qui a navigué dans les sous -marins,et on sent bien que vous adopté une posture de défense d’une profession,ce que je pourrais comprendre si aucun drame n’avait eu lieu. Ce que veulent savoir les familles c’est simplement la vérité,et qu’on arrête d’aller chercher des traces en chine...Un accident involontaire est effectivement toujours possible,le pire est de le savoir et de le cacher,il me semble. Reprenez ce qui a été dit depuis le début du naufrage,vous verrez que des déclarations sont communes àcertaines personnes,et ne varient pas,quant au radeau de sauvetage rouge que les costguards auraient coulé parce que inutile et intriguant pour la navigation,vous ne trouvé pas ça bizarre ?il peut arriver de trouver des bombards sur l’eau ou tout autre restant d’objet flottant,et la première des choses àfaire est d’essayer de les récupérer et d’en savoir plus,ça tombe sous le sens,tout au moins de les signaler aux MRCC. Quant àparler d’ommission,il en existe bien une,celle qui consite àoublier de dire ouvertement que des exercices militaires avaient bien lieu dans les parages,làFR3 a fait son boulot d’info,et je ne crois pas que le marin qui a vu un hélicoptère l’ai aussi inventé.Le Malheur pour ces pauvres pêcheurs qui ont péris,c’est qu’il n’en savaient absolument rien. Norbert Van der Meulen

            • Bonjour, monsieur.

              1°) M D’Hont reconnait lui-même ne pas être un expert mais, je cite ce qu’il a écrit sur cette même page, "La mienne est d’être gratte papier (synthèse des témoignages, du dossier d’instruction, des dépositions, des expertises etc...) et porte parole du cabinet." Pour moi, vous serez d’accord, gratte-papier ne signifie pas expert. Et il s’agit en fait de souligner le comportement d’une journaliste face àune personne qui lui dit ne pas être un expert en sous-marin, pas les compétences de l’"expert". Alors que M. D’Hont lui dit ne pas être un expert en sous-marin, tout le reste de l’émission, elle va l’appeler un expert en sous-marin !

              2°) Lorsque les journalistes parlent des réponses du ministère de la défense anglais, et n’en disent que "le Turbulent est rentré pour des répérations non précisées le lendemain du naufrage", vous ne croyez pas que cette une fausse piste lorsque le même document précise que ce sous-marin était àquai le jour du naufrage et qu’il est rentré pour réparer son "cable remorqué" ? Moi, j’irai même jusqu’àparler de malhonnêteté.

              3°) Vous, et les journalistes, dites que la zone était "truffée de sous-marins". Moi, et rien dans le reportage ne prouve le contraire, pour l’instant, je n’en connais que 2 :
              - le Dolfjin, en surface, à12 km,
              - le U 22, en transit en plongée.

              Les autres sous-marins (Turbay, Saphir, Turbulent, U26) étaient soit àquai, soit àplusieurs centaines de kilomètres.

              4°) Je suis peut-être un ancien sous-marinier, mais il n’y a pas besoin de connaitre les sous-marins pour trouver des incohérences dans le reportage, les réactions déposées sur ce forum le montrent amplement.

              5°) Les familles ont droit àla vérité : c’est exact. Je le répète :"...cela ne veut pas dire que les sous-marins sont innocents, juste qu’aucune preuve n’a été apportée." Pourquoi continuer àparler de la théorie du sous-marin qui n’est pas étayée par plus de preuve que celle du porte-conteneur qui l’aurait heurté. Laissons la justice faire son travail et ne faisons pas pression sur elle en lançant des accusations infondées ou fantaisistes.

              • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 12 mai 2005 05:21, par Van der Meulen Norbert

                Bonjour M.Corlobé,je suis d’accord avec vous sur le fait que la présentatrice de l’émission a présenté M.D’Hont comme expert en sous-marin,il a lui-même corrigé pour se présenter comme expert maritime,c’est différent quand même,et ce qui est l’expression qu’on emploie quand on est dans un cabinet d’expertise.Le travail d’un expert maritime est de chercher dans toutes les hypothèses possibles et d’après son expérience de la mer,même avec enquête auprès d’autres personnes de comprendre les circonstances d’un accident,collision,naufrage,ou autre.Personnellement,j’ai toujours été convaincu d’après les narrations ou les informations qui ont pu transparaitre dans la presse,que le problème du chavirage du Bugaled venait du dessous de la mer.Ceci dit je n’ai pas affirmé que c’était la VERITE,mais comme le disait M.D’Hont,on en arrive àcette hypothèse.Maintenant une baleine aussi peut provoquer un chavirage !Il se trouve que vous le mentionnez aussi ,il y avait au moins deux sous-marins dans la zone,ne tourner pas non plus les reportages en dérision,le problème du Turbulent,je le reconnais volontiers est plus troublant,parce qu’effectivement les témoignages ne concordent pas,j’ai été moi aussi troublé par ce fait,mais qui dit la vérité dans ce cas ?vraie piste ou fausse piste,je n’en sais rien,et je ne crois pas que le reportage a fait des accusations infondées,encore une fois,ils ont fait des investigations et émis des hypothèses,qui non pas apportés de preuves formelles,on est bien d’accord,mais qui approche de quelque chose de plus plausible que le Sea Trader,et ses questions ont le droit d’être vérifier tout simplement.Je vous fais juste remarqué pour ne pas vous faire croire que je vous blufferait sur la question d’une collision,c’est la rapidité du naufrage,j’ai lu pas mal de rapports concernant des bateaux de pêche (BEA entre autre)et d’autre ausssi,il y a eu d’ailleurs un colloque sur les accidents des marins-Pêcheurs en Avril àBrest ;et lors d’une collision,quand le navire est coupé en deux lorsqu’il est abordé,il coule effectivement très rapidement,donc si le Bugaled se révèle entier,je ne crois pas àune collision avec un autre navire même avec un caboteur.Vu l’état des déformations symétriques du chalutier,il me semblait intéressant de jeter un oeil sur la construction du navire et de voir quelles étaient la solidité et la forme exactes des membrures le navire en bon état,ce qu’elles pouvaient effectivement supporté comme déformation.Car,mon hypothèse àmoi serait la plus simple,un sous-marin qui fait surface au mauvais moment au mauvais endroit,ce qui expliquerait la déformation des membrures. A titre personnel,puis-je vous poser une question,le forum est bien libre d’expression,alors ce n’est pas parce que la majorité des gens semblent allez dans votre sens que je ne pourrais pas avoir une autre approche,et je ne fais pression sur personne,je suis simplement tombé sur votre article qui m’était en cause France 3.Ce que je ne comprendrais jamais avec internet,c’est de créer des forums et de devenir dérangeant parce qu’on a son opinion.Mais je suis entièrment d’accord avec vous,laissons la justice faire son travail et attendons,comme les familles,avec lesquelless je me suis toujours solidarisé pour la douleur qu’ils vivent. mais comme vous dîtes "il n’y a pas besoin de connaitre les sous-marins pour trouver des incohérences dans le reportage",mais ces incohérences ne relevaient pas nécessairement des investigations entreprise par les journalistes,mais peut-être bien de ce que certaines personnes ont bien voulu dire ou ne pas dire,c’est aussi une façon de dire,qu’il n’y a pas besoin d’être sous-marinier pour se poser des questions sur un chalutier qui coule. Cordialement Norbert Van der Meulen,officier marine marchande retraité

                • Bonjour,

                  Comme vous pouvez le constater, M. Van der Meulen, je crois que toutes les opinions ont leur place et je vous confirme que je n’ai supprimé aucun message sur ce forum.

                  Le problème avec le reportage de France 3 est qu’il mélange habilement le vrai et le faux. On ne peut utiliser une partie d’un document lorsqu’il vous arrange et passer sous silence la partie qui va àl’encontre de votre théorie. Les documents cités par France 3 ne peuvent pas avoir été modifiés : ils sont du domaine public.

                  Quant àla déformation de la coque, tous les experts disent (et je n’ai pas de raisons de ne pas les croire) que c’est du àla rapidité du naufrage : la chambre froide qui est juste derrière est restée sèche alors que le bateau coulait. Il y a eu un moment où la coque n’a pas pu résister àla pression de l’eau et a "implosée", c’est le terme utilisé lors de l’émission par M. D’Hont ou son collègue.

                  • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 9 juillet 2005 02:04, par Norbert Van der Meulen

                    Bonsoir M.Corlobé,je pense que vous avez vu et entendu tout comme moi,à19h58 sur FRANCE 3,vendredi 8 juillet 2005,,une information concernant les familles reçues par le juge qui instruit l’affaire du BUGALED BREIZH ;en parlant de force exogène,il me semble qu’on se rapproche de quelque chose qui aurait tracté involontairement,je vous l’accorde,vers le fond le Bugaled.Les familles qui ont été reçues ont été mises au courant de l’avancée de l’instruction,et de la levée du secret défense déjà;en ce qui concerne les flottes sous-marines étrangères,notre ministre de la défense,devra avoir dans ce cas beaucoup de diplomatie et de conviction pour arriver àles persuader de transmettre des documents fiables àla justice française,n’a-t-elle pas elle même avancé ce que je recopie ci-dessous ?

                    "L a ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a déclaré, mercredi 4 mai devant l’Assemblée nationale, qu’"aucune information" en sa possession "ne permettait de suspecter un sous-marin" d’être àl’origine du naufrage du chalutier Bugaled Breizh, le 15 janvier 2004 au large du cap Lizard." Norbert Van der Meulen

                    • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 12 décembre 2005 16:05, par Norbert Van der Meulen

                      Bonjour Monsieur Corlobé,bonjour àtous,àtitre d’info mais c’est essentiel,je félicite Notre ministre de la défense pour déclassifier les documents qui concerne la France le jour du naufrage du Bugaled Breizh. Merci au site meretmarine.com qui s’en fait l’écho et qui retranscrit les décisions de MAM.

                      http://www.meretmarine.com/article.... Bugaled Breiz Bugaled Breiz : Michèle Alliot-Marie fait déclassifier les documents militaires

                      12/12/2005

                      Amicalement,Norbert Van der Meulen

                      Voir en ligne : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=964

                      • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 26 janvier 2006 23:09, par Norbert Van der Meulen

                        Bonjour àtoutes et àtous,juste pour informer,une avancée dans l’enquête.

                        http://www.meretmarine.com/article.... Bugaled Breizh Bugaled Breizh : La Grande-Bretagne va déclassifier les documents de la Royal Navy, extrait de l’article de www.meretmarine.com 26/01/2006

                        "C’est une information Mer et Marine. Notre site révèle ce matin que Londres a décidé de lever le secret défense sur les journaux de bord de ses navires militaires présents au large du cap Lizard, le 15 janvier 2004. C’est làque le chalutier breton Bugaled Breizh a sombré dans des circonstances mystérieuses, avec ses cinq membres d’équipage. Cet accès aux dossiers britanniques est réclamé depuis longtemps par les familles des victimes...".

                        Amicalement,Norbert Van der Meulen


                        autre sujet qui peut intéresser aussi,sans rapport avec le Bugaled breizh

                        http://fr.rian.ru/business/20060126... La Russie àDEFEXPO INDIA 2006 - Synthèse 20:07 | 26/ 01/ 2006

                        Voir en ligne : http://www.meretmarine.com/article....

        • Monsieur

          Marin moi-même je comprends et compatis totalement àla douleur des familles. Mais s’arroger un titre d’expert alors que l’on n’a pas les connaissances nécessaire me parâit criminel. Lorsque l’on ne sait pas, on se tait, ou on a l’intelligence de faire appel àdes personnes qui ont des compétences reconnues dans ce domaine !!!! Je n’ai pas l’intention d’entamer une polémique àce sujet, mais j’en ai plus qu’assez du sensationnalisme absurde et dangereux que les médias, particulièrement les français, pratiquent aujourd’hui. Mes condoléances les plus attristées aux familles.

        • Je voudrais préciser que si un sous marin avait pris un ou 2 câbles OBLIGATOIREMENT ce ou ces câbles seraient venu se coinçer dans les barres de plongée du kiosque (partie haute). Pour se dégager le sous-marin aurait dû faire surface (sinon il serait rester au fond avec le chalutier) et découper les câbles àla tronconneuse ou au chalumeau pendant plusieurs heures. Ces cas sont déjàarrivé il suffit de demander àd’anciens commandant de sous-marins diesel ou àd’anciens marins pêcheurs

    • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 18 avril 2005 01:41, par D’HONDT Christian

      Bonne nuit, Dans un cabinet d’expertise maritime, il y a plusieurs experts et le cabinet fait appel àdu personnel compétent quand un problème est complexe (on ne peut pas tout savoir). Dans le cas du Bugaled Breiz, peut être serez vous surpris de savoir que nous avons fait appel àl’expérience de sous-mariniers (d’active), ainsi qu’àdes marins pécheurs, et que avons les copies des exertises effectuées àce jour. Chacun dans le cabinet àsa "spécialité" comme dans la Marine. La mienne est d’être gratte papier (synthèse des témoignages, du dossier d’instruction, des dépositions, des expertises etc...) et porte parole du cabinet. Allez sur http://73122.aceboard.fr Cordialement.

      • Bonjour M. D’hont

        Je ne remets pas en cause votre travail ou celui de votre cabinet (comment le pourrais-je puisque je ne le connais ?) mais celui des journalistes de l’émission "Pièces àconviction".

        Les efforts désespérés et répétés de la présentatrice pour vous donner le titre d’expert en sont un parfait exemple.

        Sur le site que vous citez, j’en ai trouvé un autre : dans l’émission, ils indiquent que l’une des funes s’est allongée de 500 m(250 -> 750 m). Or, sur ce forum, il est indiqué que l’allongement n’est que de 140 m ! Ce qui, vous l’admettrez, n’est pas la même chose, loin de là.

        Cordialement.

      • Bonjour M D’hont. ESt-ce que vous pourriez répondre àla question que je pose plus bas (Concernant les dispositifs de sécurité sur les chaluts dont j’ai entendu parler) ? D’avance merci. Sinon, concernant votre prestation sur France 3, je retiens votre dernière intervention, où vous estimez que si techniquement, la thèse du SM est possible, vous avez du mal àimaginer que des sous-mariniers aient pu agir de la sorte. C’est àpeu près ce que je dis dans un des post plus bas. Bon courage pour la suite du dossier.

        • Selon des informations obtenues cet après-midi, certains patrons-pêcheurs retireraient ces dispositifs qui ralentiraient fortement le rythme de relevage des filets. J’insiste sur le conditionnel et sur le "certains" : j’ignore complètement si le Bugaled Breizh était équipé de ces dispositifs et s’ils étaient en place ou pas.

    • Et voila, il apparait que les traces de titane découvertes sur les câbles ne prouvent rien du tout, car la peinture du BB contient elle même du titane. Bizarrement, je trouve que ce fait,objectif, trouve beaucoup moins d’écho que les affirmations sans fondement précédentes : titane = sous-marin. Est-ce que ça ferait tellement plaisir aux médias si c’était vraimnt un sous-marin ?

  • C’est vrai qu’il y a beaucoup d’imprécision, voire d’erreurs graves dans ce reportage. Exemples(parmi tant d’autres) :
    - Simulation 3D àl’appui, il montre que le SM hollandais est vu une demi-heure après à12Nq du naufrage. Ils en déduisent qu’il peut avoir fait cette distance en plongée. Hors 24noeuds pendant une demi-heure sur un sous-marin classique, c’est absurde. Les batteries ne le permettent pas...
    - "compte-tenu de la distance, ce SM aurait dû entendre le bruit du naufrage". Non, non et non. Déjà, s’il était en surface, il n’est même pas sûr qu’il assure une veille sonar permanente. Même en plongée, dans une zone aussi bruitée que la Manche, àquelques dizaines de kilomètres, rien ne garantit la détection d’un tel accident. Quant àl’"expert" qui affirme sans rigoler que les sonars assurent 300 à500 km de portée de détection, no comment.

    Et c’est comme çàtout au long du reportage. Du coup, on finit par douter des éléments plus troublants de l’enquête. Le respect des 5 victimes de l’accident aurait nécéssité un peu plus de sérieux, un peu plus d’objectivité.... Mais si on a le choix entre le sentationnalisme et l’audimat ou la recherche de la vérité... Quant àM Dhont soyons objectif : Il précise dès le début qu’il n’est pas sous-marinier. C’est la présentatrice qui persiste àlui attribuer ce titre, pour donner un peu de crédibilité àcette mascarade. En attendant, toutes les condoléances àla famille, puissent -elles un jour connaître la vérité.

    • C’est vrai que, sur l’animation, ce cercle qui passe comme par hasard juste par la position du Bugaled Breizh, c’était vraiment trop beau. Et le sous-marin qui est présenté pour illustrer la "croche" a étrangement les barres de plongées inclinées à45° (comme le Dolphin) et non droites (comme sur les sous-marins français et anglais !).

      Un autre problème auquel je viens de penser : selon leur théorie, le Bugaled Breizh aurait coulé par l’arrière. Or, le patron, lors de l’appel au secours, a dit : "On chavire !". Est-ce que le terme de chavirage ne signifie pas "couler par le coté" ?

      • Bien sur, d’ailleurs c’est la raison qui a conduit l’homme de quart a laisser filer le treuil de la fune du coté de la traction latérale... (pratique connue de tous les chalutiers).

        "Pourquoi, alors que la visibilité était bonne, le pêcheur utilisait-il son radar ?"- la, je m’étonne que vous puissiez faire une telle remarque, la veille visuelle n’étant pas infaillible sur "tout l’horizon", le radar est toujours opérationnel, au moins, sur les navires de pêche....

        Comme quoi, la synthèse des malheureux évènements n’est pas àla portée de tous...

    • Bonjour Fana de tout ce qui vole et amateur de plaisance, j’ai relevé de nombreuses invraisemblances dans pièces àconviction. Tout d’abord la présence d’un sous-marin dans la zone du Bugaled est étayée par la présence d’un hélico gris àboule noire. Cet hélico est présenté comme un appareil de lutte anti-sous-marine alors qu’il s’agit d’un sea king mk7 de détection aérienne (AEW en jargon militaire anglais). On est bien loin d’un sonar trempé ! Cette présence est dailleurs compatible avec l’exécuation des exercices de défense aérienne du jeudi évoqués plus haut dans l’emission. (taper Sea King mk7 sur google vous aurez vite confirmation !) Un autre point me chiffone ! Sur ma carte Griz Nez se trouve àprès de 600 kms du Cap Lizard...or je crois qsavoir que pêcheurs et plaisancier utilisent principalement pour leurs communications la VHF qui ne porte pas très loin (une trentaine de kms) !! Si c’est le centre de sauvetage anglais qui gérait les secours quel rôle aurait pu avoir le centre de sauvetage français situé si loin ? Quelqu’un peut-il m’apporter des précisions car la panne de l’enregistreur au centre farnçais n’a aucune incidence sur l’affaire ? J’ai aussi été intigué, j’ai revu 2 fois l’émission, par le document présenté comme secret et optenu dans le centre anglais. En effet il s’agit je crois d’un avis àtous les navires pour la sécurite de leur navigation ! Comment pourrait-il être secret ? Regardez bien il y a d’ailleurs écrit dessus "unclassified" ??? Alors pourquoi toutes ses erreurs ? Je crains fort que la quête forcenée du sensationalisme ne serve pas la cause de la vérité et des victimes. Sur ce je tire mon chapeau àtous les marins pêcheurs qui fond un boulo pas facile et qui mérite le plus grand respect. Ce respect devrait conduire àvérifier le moindre détail avant de présenter une hypothèse comme certaine. Antoine

  • Et un de plus : en cherchant sur Internet, je suis tombé sur la réponse faite par la Royal Navy àla Celtic League. Le 17 février 2004, la Royal Navy indique la présence de 4 sous-marins :
    - le DOLFIJN : en surface à11 nq de l’accident. Il a offert son assistance aux Gardes-Cotes de Falmouth et a pris part aux recherches,
    - le RUBIS : sous commandement opérationnel français, se trouvait dans les zones d’exercice françaises au sud de Ushant. A rejoint l’exercice le 16/1.
    - le U26 allemand : àquai (àPlymouth ?).
    - le U22 allemand se trouvait dans la Manche à43nq àl’est de l’accident. Il n’a pas participé àl’exercice ASWEX 04. Et cela fait donc 5 avec le HMS Turbulent qui est entré le 16 àDevonport pour des réparations indéterminées.

  • J’annonce la couleur tout de suite, je ne suis pas un spécialiste de la mer, et encore moins des sous-marins. Ma réponse ne portera donc pas sur des éléments techniques, mais plutôt sur les motivations qui soustendent cet article. Face àune enquête sûrement très imparfaite, non-exempte de sensationnalisme, faite par "pièces àconviction", mais dont le but reste de trouver la vérité du destin malheureux du Bugaled Breizh, votre article est un plaidoyer visant uniquement àdisculper un éventuel sous-marin, avec tout ce qu’on peut y mettre de présentation tendancieuse des faits, exagérations polémiques et omissions. De fait, un travail d’avocat devant un tribunal... . Il me semble que la "croche" d’un chalut par un sous-marin fait partie des ce qu’on appelle les fortunes de mer, et que, si la responsabilité du "crocheur" ouvre droit àindemnisation du "croché", en termes de culpabilité, il n’y a rien àplaider. En effet, il est peu probable qu’un sous-marin doté d’une propulsion de plusieurs milliers de chevaux puisse sentir rapidement qu’il traine derrière lui un chalutier. Il est même possible qu’il ne l’ait pas senti du tout. Le problème est donc plus une histoire de gros sous, sur le mode du "pas vu, pas pris", ce qui est profondément regrttable de la part de gens de mer dont on loue la solidarité.

    • Monsieur,

      Contrairement àce que vous pensez ma motivation est aussi la recherche de la vérité. Je n’ai jamais dit ou écrit qu’aucun sous-marin n’avait été impliqué dans l’accident du Bugaled Breizh.

      Mon article vise uniquement àrétablir des faits puisque les journalistes semblent incapables de faire une enquête correctement sans verser dans le sensationalisme.

      Je me repète donc une nouvelle fois : un sous-marin est peut-être ou peut-être pas àl’origine de l’accident du Bugaled Breizh, je n’en sais rien. Ce que je sais en revanche, c’est que les éléments présentés dans l’émission "Pièces àconviction" comme la preuve de l’implication d’un sous-marin, ne prouvent rien du tout (au mieux) voire montrent le contraire (au pire).

    • Etant moi-même sous-marinier, je comprends malgré tout votre réaction : tel que les événements sont présentés dans l’émission, si l’on n’a pas de connaissances dans le domaine, on ne peut qu’être que convaincu. Néanmoins, lorsque je dis qu’il ya beaucoup d’erreurs dans cette émission, il ne s’agit objectivement pas "de présentation tendancieuse des faits, exagérations polémiques et omissions". Ces erreurs sont d’autant plus dramatiques qu’elles finissent par faire douter sur les éléments plus troublants de l’enquête. Personnellement, je ne sais pas ce qu’y est arrivé au BB, je ne connais pas la position de tous les sous-marins du monde. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut arrêter de subir cette vision stéréotypée de salauds de militaires, tous complices. Il est absurde de dire que le SM aurait pu couler le BB sans qu’une partie trop significative de l’équipage s’en rende compte. Sans parler des ouvriers de l’arsenal chargé de réparer d’éventuels dégâts. Enfin, les réaction en cas de prise dans un chalut sont claires et font l’objet d’un entraînement sur simulateur pour toutes les équipes de quart. En particulier, il faut faire surface, non seulement pour préserver le chalutier, mais aussi pour sortir le SM d’une situation difficile, car s’il reste pris dans le chalut alors que le chalutier coule , le SM se retrouve dans une situation très dangereuse. J’ai donc beaucoup de mal àcomprendre dans quelles circonstances un SM aurait pu couler le BB et commettre un délit de fuite. Mais j’attends les résultats de l’enquête , qui je l’espère sera faite sans recherche de sentationnalisme, avec le souci d’objectivité nécessaire au respect des 5 victimes. Une petite question technique pour conclure, s’il ya des marins -pêcheurs (profession pour laquelle j’ai beaucoup de respect, comme tout marin qui les a vu au travail par forte mer) : qui peuvent répondre : On m’a dit que les chaluts sont équipés de dispositifs de sécurité qui doivent larguer en cas de trop forte tension, avant de mettre en danger le bateau. Quel que soit l’origine de l’accident du BB, comment expliquer que ce dispositif n’ait pas largué ? D’avance merci.

    • Bjr, J’apprécie votre comportement, comme des plus sages, nous ne sommes pas au combat !.... ET,en temps que professionnel de la pêche, je me rends compte que des conclusions attives, trop passionnées, voir aveugles, avec peu de discernement, et de plus très peu de recul technique en dehors de la seule connaissance du métier de sous marinier,amènent àune polémique vraiment malsaine vis àvis de ceux qui veulent aider àtrouver la vérité dont le seul but est d’aider les victimes...

      Le troll en pareilles circonstances est minable...

      Amicalement.

      • Bojour, professionnel de la pêche. Peux tu répondre àla question que j’ai posée ci-dessus ? Je suis surpris qu’aucun journaliste n’en ait parlé. Si ces dispositifs de sécurité existent vraiment (Je ne connais pas grand chose dans ce domaine, et contrairement aux journalistes, quand je ne connais pas, je pose de questiions au lieu d’affirmer ou d’éluder), pourquoi n’ont ils pas fonctionné ? Est-ce que cela ne peut pas prouver qu’il s’agit bien d’une traction anormale, autre qu’un simple crochage de fond ? En attendant vos explications, amicalement...

  • Je viens de découvrir sur le site de la Chambre des Communes l’échange entre Andrew George et le ministre de la défense, qui a permis àl’équipe de "Pièces àconviction" de mettre en cause le Turbulent.

    Je suis en train de traduire en français afin que tout le monde en profite, mais pour ceux qui parlent anglais voici : questions du 17 mars 2005 et du 7 avril 2005.

    J’attire particulièrement votre attention sur ce passage : " Le HMS Turbulent a appareillé de Plymouth le 16 janvier pour des essais en surface au large de Rame Head et est revenu àquai dans la soirée, suite àdes avaries subie par un câble remorqué, pendant qu’il effectuait ces essais."

    Par conséquent, contrairement àce que prétend l’équipe de "Pièces àconviction", cet échange ne prouve pas que le Turbulent ait participer en quoi que ce soit àla tragédie.

    Si, pour eux, être àquai suffit pour être mis en cause, je voudrais dénoncé ici la présence de quelques sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qui n’apparaissent pas sur la liste des sous-marins présents sur zone, àquai àl’Ile Longue !

    • Bugaled Breiz : questions et réponses du ministre anglais de la défense (1)

      Il n’y avait bien qu’un seul exercice ASM de prévu au Sud de la Cornouailles (il s’agit de la zone qui se trouvait àl’Ouest du Bugaled sur la carte montrée par rance 3). La zone située àl’est correspond au transit en plongée de l’U22 qui se dirigeait vers la Méditerrannée.

      • La guerre est finie, il faut se calmer.

        • Voilàune sage parole ! Dans tout ce mic-mac médiatique on oublie les familes et amis des victimes, l’on oublie que le métier de marin pêcheur est le métier reconnu comme le métier le plus dangereux, on oublie que 5 personnes on laissé leurs vies dans ce drame. Ce qui me chagrine, c’est que des "journalistes" se permettent des libertés avec des FAITS, alimentant ainsi la polémique et surtout faisant croire àces pauvres familles et au monde maritime des hypothèses pour des réalités ; je trouve cela scandaleux pour les familles que l’on agisse ainsi au nom de l’audimat ou de la vente de papier.

          Je ne parlerai pas de l’émission de F3, mais plustôt de "l’enquête" conjointe parue sur "LE POINT".

          Tout d’abord je précise que je ne suis ni sous-marinier, ni marin-pêcheur, ni expert, ni enquêteur, ni.... mais que je suis Breton, que j’ai de la famille marin-pêcheur et des amis dans la marine nationale et surtout que je suis passionné de voile. Dans le N°1700 du POINT, j’ai relevé des invraisemblances et des fautes inexcusables ; je vais les énumérer dans l’ordre de lecture :
          - Tout d’abord il y a, de la part de ces "journalistes" que j’appellerai "ils", une faute de débutant : ils ont mis une bonne partie du texte au présent, ce qui fait croire au lecteur que ce qu’ils disent est VERIFIE, vrai ! Un bon journaliste met ses prases au conditionnel .
          - "Yves Gloaguen, est au quart." Qu’en savent-ils ? Personne n’est làpour le dire(hélas).
          - le terme "avertissements urgents de navigation" est inapproprié car le terme exact est "avis urgent aux navigateurs" ou AVURNAV ; l’on voit q’ils n’ont pas souvent cotoyé les capitaineries des ports où les AVURNAV sont affichés ; de plus un marin m’a dit que pour des sous-marins on employait le terme de NAVTEX ou de NAVAREA.
          - Ils ne connaissent rien àla marine car c’est dans l’armée de terre que l’on fait des manoeuvres ! Tous les marins savent ce qu’est une manoeuvre ! De plus, dans toutes les marines de guerre du monde les exercices (c’est comme celàque ça s’appelle) se terminent par ...EX, comme ...ASWEX.
          - le fait de dire :"l’un des matelots du Bugaled se précipite sur le frein qui retient la fune et laisse filer140 m" me paraît sur-réaliste : étaient-ils là ?...
          - Ils affirment clairement (après le sous-titre"Témoin gênant") qu’un sous-marin a précipité le Bugaled au fond ; je pense qu’ils auront le même courage, si cette hypothèse est démentie par la justice, que le journaliste de l’EQUIPE qui n’a pas tenu sa promesse lorsque qu’il avait dit que l’équipe de France de football ne serait jamais championne du monde avec Aimé Jacquet ! en 1998.
          - Les "experts", tout le monde a compris dans les échanges sus-cités que ce cabinet n’était en rien expert puisqu’ils ont travaillé par oui-dire, n’ayant pas accès àtoutes les pièces du dossier. J’ai aussi appris avec stupeur QU’IL N’EXISTE PAS DE DIPLOME D’EXPERT MARITIME, les seuls qui -a ma connaissance- ont suivi des formations approfondies sont ceux ceux du B.E.A. Mer.
          - Autre incongruité : comment un bateau a des funes résistant à22 T alors qu’il suffit de 17 T pour le faire chavirer ? Il aurait donc fallu équiper le bateau de funes résistant à15 T par exemple !
          - Le DOLFIJN était à"12 milles nautiques" (12 nautiques est suffisemment compréhensible si on sait qu’un Nq= 1852 mètres), comment aurait-il pu percuter le Bugaled alors qu’il fait "10 noeuds (Nq/heure) en surface ?
          - Le "Thursday War" est une notion connue du monde maritime, c’est le jeudi que les Brittaniques s’entraînent avec leurs bateaux SI le temps le permet, s’il n’y a pas d’exercices proches, SI des bateaux alliés y participent.... ils s’entraînent dans une zone d’exercice (ZONEX) bien délimitée d’où l’on ne s’écarte pas...et c’est ce ZONEX qui figure comme "preuve" par ces "journalistes".
          - Je connais des hélicoptères à"boules", ce ne sont forcemment des hélicoptères anti sous-marins ! M. Manoury, célèbre photographe et caméraman maritime en possède un !
          - "Le ministère de la défense" ne s’est pas entêté sur le SEATLE TRADER, c’est la justice ! Qu’elle erreur grossière !
          - Dans la presse locale j’ai pu lire que le fait que S. Cossec se soit fait voler son ordinateur n’a rien àvoir avec le Bugaled ! Et ils terminent l’article par ce fait.

          Laissons faire la justice, pensons aux morts et disparus dans ce drame, àleur familles et surtout que des "apprentis journalistes" n’écrivent ni ne disent n’importe quoi pour que le Bugaled ne devienne pas une 2ème affaire "Grégory". Honte àceux qui falsifient intentionnellement l’information ; pitié pour les morts, disparus et leurs familles. Je pense très fort àeux en ce moment.

          • Mille fois oui, mais qu’importe ! . Les spectateurs qui n’ont pas de connaissances dans le domaine sont repartis convaincus (car il faut reconnaître que le reportage était convaincant) et persuadés d’avoir assisté àune grande victoire de la liberté de la presse d’investigation sur le complot militaro gouverno industrio politico communo fasco judéo franc-maçonnique (rayer les mentions inutiles, car je m’emporte un peu). L’émission est faite, l’audience est acquise, on a parlé d’eux un peu partout. Qu’ importe alors aux journalistes la vérité et le respect des familles des victimes ?

            Et surtout ne ratez pas le prochain grand reportage, la révélation finale : Comment le BB a en fait été coulé par une torpille tirée par les américains pour couler un sistership du Koursk dont le commandant détenait des preuves de l’implication de la CIA dans l’attentat de JFK !

          • Mille fois BRAVO !!! Vous avez fait làla synthèse que "ils" auraient dû faire, au lieu de débiter un tas d’âneries !!!! Pour reprendre un point évoqué plus avant, comment imaginer qu’un sous-marin français puisse rentrer àquai "endommagé" sans que les techniciens des arsenaux ne le remarque pas ? Arrêtons cette manie de la conspiration et allons chercher la réalité !!!!! Ma pensée va aux familles attristées, qu’un tel battage médiatique ne peut que rendre plus malheureuses dans leur deuil !

  • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 31 mai 2005 22:32, par un ancien sous marinier qui lui a navigué

    comment mr Dhont se permet il de parler de sous marins en expert alors qu’il n’a jamais navigué sur ces batiments, ou alors comme lest mobile.....les secrétaires militaires n’ont jamais été intégrés dans les équipages ou uniquement pour toucher" la prime", des experts de ce genre sont des farfelus....

    • Même si on peut reprocher àM. D’Hont de ne pas avoir àchaque fois démenti, c’est Elise Lucet qui l’a décrit comme un expert en sous-marin.

    • > Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 7 septembre 2006 15:12, par Norbert Van der Meulen

      Bonjour àtoutes et àtous,Bonjour M.Corlobé et l’autuer,de ce message,je cite M.Corlobé du mois d’avril 2005 1°)" M D’Hont reconnait lui-même ne pas être un expert mais, je cite ce qu’il a écrit sur cette même page, "La mienne est d’être gratte papier (synthèse des témoignages, du dossier d’instruction, des dépositions, des expertises etc...) et porte parole du cabinet." Pour moi, vous serez d’accord, gratte-papier ne signifie pas expert. Et il s’agit en fait de souligner le comportement d’une journaliste face àune personne qui lui dit ne pas être un expert en sous-marin, pas les compétences de l’"expert". Alors que M. D’Hont lui dit ne pas être un expert en sous-marin, tout le reste de l’émission, elle va l’appeler un expert en sous-marin !",pourquoi fais-je le rapprochement,c’est de prendre les experts maritimes pour des naïfs,et cela m’irrite un peu,évidemment que ce sont des gens qui sont dans des dossiers,on pourrait retourner le même reproche aux juges d’instruction,mais l’art de se poser des questions sur des rapports bien circonstanciers fait partie du boulot d’expert,et si j’en crois les dernières informations,le juge en charge du dossier sur le Bugaled BREIZH n’éliminerait pas cette possibilité d’un accrochage d’une fune avec un SM. Pour conclure et pour définir exactement le rôle de l’expert maritime,je vous propose un le site suivant dont je reprends les données du Commandant Loiseau : http://www.intechno.ma/afficher.asp... code de déontologie de l’expert http://www.intechno.ma/afficher.asp... « Experts Judiciaires & Experts indépendants

      8/29/2002

      "A l’inverse d’autres professions d’experts telles que les Experts-Comptables, Fonciers, Forestiers ou Automobile régies par des lois spécifiques, l’Expertise Maritime est une profession libérale non réglementée, exercée généralement par d’anciens Officiers de la Marine Marchande, titulaires des plus hauts brevets de commandement ou techniques ou par des Ingénieurs de l’Ecole Navale ou du Génie Maritime ou par des anciens Cadres Supérieurs de Sociétés de Navigations, d’Affrètement ou de Transit, qui mettent àla disposition du commerce et de l’industrie maritimes nationales, européennes et internationales leurs compétences et expériences acquises pendant de nombreuses années àbord de navires de commerce de tous types, ou encore au sein de grandes sociétés d’armement, de transit ou de commerce ou enfin dans la construction et la réparation navale. Ils donnent un avis technique sur les affaires qui leur sont soumises par des Assureurs, Armateurs, Affréteurs, Banques, Constructeurs ou Réparateurs de navires, sans oublier les Ports et leur environnement. Lors d’un sinistre, ils sont les premiers àintervenir et de la qualité de leur intervention dépend le succès final des intérêts dont ils ont été chargés. Ils sont en quelque sorte des avocats techniques. La Justice, quant àelle, peut avoir besoin d’un avis technique dans des affaires pénales, civiles ou commerciales. Elle fait alors appel àun technicien qui peut être un salarié, un retraité, un fonctionnaire ou un membre d’une profession libérale qui, lorsqu’il est nommé par un Juge ou un Tribunal, devient Expert Judiciaire ; sa compétence est limitée, techniquement et dans le temps, àl’affaire qui lui est confiée. Pour ce faire, il existe auprès de chaque Cour d’Appel une liste appelée "Liste des Experts auprès de la Cour d’Appel" recouvrant le plus largement possible toutes les spécialités. Elle est dressée tous les ans et ceux qui y sont inscrits le sont pour un an, renouvelable par tacite reconduction. C’est donc une Liste de Techniciens, sélectionnés par chaque Cour d’Appel et àqui la Justice devrait faire appel quant elle en a besoin dans une affaire pénale, civile ou commerciale. Le Décret 74-1184 du 31 décembre 1974 définit les règles àsuivre pour son établissement, les obligations des experts, la durée de leur inscription, etc. Ce n’est donc pas une profession. A noter que, selon l’article 3, les personnes morales peuvent être inscrites "àl’exception de celles qui se donneraient pour objet principal ou accessoire l’exécution de mission d’expertise...". L’inscription sur une Liste de Cour d’Appel se fait en deux temps : la candidature doit être adressée avant le 28 février au Procureur de la République du lieu de résidence du demandeur. Il instruit la demande et la transmet pour avis de l’Assemblée générale des juridictions respectives du lieu (Tribunal de Grande Instance, d’Instance, de Commerce et Conseil de Prud’hommes). Ensuite le Procureur adresse le dossier avec les différents avis au Procureur Général qui en saisit le Premier Président aux fins d’examen par l’Assemblée générale de la Cour. La liste est établie au cours de la première quinzaine de novembre et le postulant est informé du succès ou du rejet de sa demande dans le courant de janvier ; en cas d’échec, aucun motif n’est donné. Bien entendu, il est naturel que ceux dont l’expertise est le métier, cherchent àmettre au service de la Justice leurs compétences et expériences en demandant leur inscription sur une Liste de Cour d’Appel. Ces Listes d’Experts près de Cour d’Appel sont dressées pour l’information des juges. S’il semble obligatoire pour la Justice pénale de choisir sur cette liste les experts dont elle a besoin, cela ne semble pas le cas pour la Justice Commerciale ou Civile qui peuvent choisir les experts qu’elles veulent. La Loi 71-498 du 29 juin 1971 relative aux Experts judiciaires, dans son article 3, dit "les personnes inscrites sur une des listes instituées par l’article 2 de la présente loi et l’article 157 du code de procédure pénale, ne peuvent faire état de leur qualité que sous la dénomination : "d’Expert agréé par la Cour de Cassation ou d’Expert près la Cour d’Appel de...". Elle précise également dans son article 4, que "toute personne, autre que celles mentionnées àl’article 3, qui aura fait usage de l’une des dénominations visées àcet article, sera punie des peines prévues par l’article 259 du Code pénal. Sera puni des mêmes peines celui qui aurait fait usage d’une dénomination présentant une ressemblance de nature àcauser une méprise dans l’esprit du public avec les dénominations de l’article 3". Enfin, une des conditions requises pour être inscrit sur une Liste de cour d’Appel est "de n’exercer aucune activité incompatible avec l’indépendance nécessaire àl’exercice de missions judiciaires d’expertise" (article 5 du décret du 31 décembre 1974). Or, nous constatons que, dans le domaine maritime commercial, comme vraisemblablement dans d’autres domaines (architecture par exemple), beaucoup d’experts inscrits exercent la profession libérale d’expert maritime indépendant d’une part et que d’autre part des Experts Maritimes, indépendants, non inscrits sur une Liste de Cour d’Appel, se croient autorisés àinscrire sur leurs documents commerciaux la mention "Expert Près des Tribunaux", ce qui est interdit par la Loi. De plus, des Experts inscrits sur la Liste, qui sont également experts indépendants, se croient obligés d’écrire "Expert agréé près la Cour d’Appel de...", ce qui, ànotre sens, contrevient àl’esprit de l’article 3. Ce qui a pour résultat que, en dehors du judiciaire, beaucoup d’utilisateurs d’Experts Maritimes indépendants pensent qu’en choisissant un Expert inscrit sur une Liste de Cour d’Appel, leurs dossiers auront plus de valeur auprès des différents intervenants que s’ils choisissaient un Expert indépendant : ce qui nous semble strictement contraire àl’esprit de la Loi, et, ànotre humble avis, l’indépendance de la Justice n’y trouve pas son compte. Il nous faut aussi mentionner que des Experts non inscrits sur une liste, souvent nommés par les Tribunaux de Commerce, se croient autorisés àinscrire "Experts auprès des Tribunaux" sur leurs documents ou cartes professionnelles, ce qui est carrément illégal. Nous considérons que ces pratiques constituent une concurrence préjudiciable, déloyale et illégale".

      Par : Cdt. J.LOISEAU » Vous pourrez donc conclure que M.D’Hont a parfaitement le droit de se définir comme expert maritime.

      Norbert Van der Meulen

      Voir en ligne : experts judiciares et experts indépendants

  • Je précise que je ne suis pas un spécialiste des choses maritimes, seulement un quidam qui s’interroge sur le flou qui entoure le drame du Bugaled Breizh. Si un sous-marin est àl’origine du naufrage mais que cela releverait d’un comportement irresponsable de la part d’un commandant d’une mes marines connues pour avoir des batiments sur zone, pourquoi ne pas évoquer un sous-marin "non invité" en mission de renseignement sur l’exercice OTAN en préparation et qui aurait pris le risque de s’approcher d’un bateau de pêche pour masquer ces émissions sonores. Si cela était le cas, un tel fait pourrait il être ignoré par les autres marines, surtout après le naufrage ? Dailleur, quelqu’un pourrait-il me dire s’il est vrai , qu’àune certaine distance, les émissions sonores d’un SM présentent de fortes similitudes avec celles d’un bateau de pêche ? Cordialement.

    • “D’ailleurs, quelqu’un pourrait-il me dire s’il est vrai , qu’àune certaine distance, les émissions sonores d’un SM présentent de fortes similitudes avec celles d’un bateau de pêche ?â€

      Pour avoir entendu les 2, je peux vous confirmer qu’il est impossible de confondre un sous-marin avec un chalutier, que ce soit pour les bruits de moteur ou pour les émissions sonar.

      Un sous-marin cherche en priorité àrester discret, silencieux. Il est presque impossible d’entendre un sous-marin moderne àplus d’une dizaine de kilomètres. Moins d’un kilomètre s’il s’agit d’un sous-marin classique naviguant uniquement sur son moteur électrique.

      Au contraire, un chalutier n’a que faire d’être discret : il faut être efficace et, par conséquent, ils sont très bruyants : on les entend àplusieurs dizaines de kilomètres.

      Coté sonars, làencore impossible de les confondre : les fréquences utilisées ne sont pas les mêmes puisque la distance des cibles est très différente :
      - quelques dizaines de mètres pour le poisson que cherche le chalutier,
      - quelques kilomètres pour la cible du sous-marin.

      Le sondeur de pêche va donc utiliser des fréquences élevées (100 kHz et plus) qui permettent de détailler les poissons mais ne portent pas loin (moins de 500 mètres), quand le sous-marin va utiliser des fréquences entre 2 et 10 kHz qui auront des portées de l’ordre de 5 km.

      En ce qui concerne le sous-marin "invité", par définition, lui aussi va rester le plus discret possible. En admettant qu’il y en ait eu un, il sera très difficile de le prouver. A l’automne dernier, Israël a crié victoire en affirmant avoir chassé de ses eaux territoriales un sous-marin occidental non identifié. Le seul problème est qu’il est impossible de savoir au bout de combien de temps, la marine israëlienne l’a détecté.

  • bonjour,

    Je voulais tout d’abord rectifier un point du paragraphe "vitesse du sous-marin" : lorsque l’avant est plus bas que l’arrière et que le SM pique donc du nez, l’assiette est négative et non positive.

    D’autre part, lorsqu’un SM entend un chalutier dans ses parages, il "l’évite" en faisant une abatée bien large, car l’on sait qu’un chalutier a plusieurs centaines de mètres de câbles et filet derrière lui. Et on ne veux surtout pas s’y faire prendre, car s’il peut, lui, larguer son chalut, le SM qui est pris dedans est en bien mauvaise posture car son hélice ne tournera pas bien longtamps, étant bloquée par les câbles. De plus, un sous-marin qui s’est fait prendre dans un chalut, stoppe et fait surface dès que possible s’il le peut. Et les traces sur la superstructure sont bien visibles ; donc pas évidentes àcacher aux personnes le croisant ou aux personnels des arsenaux. Ormis, le cas d’un SM espion, les indiscrétions auraient déjàfiltrées. Mais concernant ce dernier, je ne pense pas qu’il s’approche autant du chalutier, surtout sur l’arrière, même s’il veut s’en servir pour masquer sa signature accoustique car il risque la même chose que tou SM dans cette situation.

    Certains "journaleux" prennent des éléments précis parmi un ensemble, les en sortent et leur font dire ce qu’ils veulent faire croire aux gens. Et ce n’est malheureusement pas que dans l’affaire du BB. Ils ne voient que leur carrière, leur audimat ou le nb d’exemplaire vendus, et l’encre que leur "vérité" fera couler.

    Je trouve déplacé de leur part de prendre des hypothèses et d’en faire des "vérités", et induire en erreur les familles des victimes déjàbien éprouvées. De plus ils n’aident pas la justice àtravailler sereinement. Cette dernière, si elle rencontrait des résistances, ne manquerait pas, je n’en doute pas (elle l’a déjàprouvé par le passé) de faire mention du manque de coopération des autorités françaises ou étrangères concernées.

    • Bonjour, j’ai vu le reportage télé, lu l’article du Point et depuis je garde une copie de toutes les coupures de presse. Je viens de lire l’intégralité de votre forum. Mon point de vue est celui d’une personne n’ayant aucune connaissance dans le domaine concerné et qui ne peut donc qu’apprécier ce qui lui parait cohérent ou pas.

      Contrairement àvous, mon impression après le reportage n’était pas de considérer que les journalistes avaient fait du sensationnel ni qu’ils avaient démontré l’implication d’un sous-marin. J’ai compris qu’ils émettaient des hypothèses parmi lesquelles celle du sous-marin était vraisemblablement la plus cohérente.

      Je n’ai pas trouvé que monsieur D’hont cherchait àse mettre en avant, bien au contraire et je trouve qu’il a très bien dit qu’on ne lui avait pas permis d’accéder àl’épave. Làencore, je n’ai pas eu le sentiment qu’il y avait du sensationnalisme journalistique. La comparaison avec l’affaire Grégory est hors sujet et émane sans doute de quelqu’un qui n’a suivi cette affaire judiciaire que de loin.

      Pour ce qui est du sensationnalisme, si vous pensez que les deux journalistes ont voulu àtout prix soigner leur audimat ou se remplir les poches, comment expliquez vous qu’ils n’aient toujours pas publié un livre sur leurs investigations et les zones encore obscures de l’enquête ? Même publié aujourd’hui, alors que l’enquête se poursuit, ils seraient assurés d’en écouler de nombreux exemplaires. En tant que personne souhaitant connaître la vérité, j’ai tendance àanalyser leur absence de publication d’un livre comme la manifestation de leur sincérité àchercher àce que la vérité éclate.

      Vous démontrez les erreurs de l’émission et ces éléments m’ont beaucoup intéressés. Cependant, je voudrais dire deux choses àce sujet. La première, malgré toute la cohérence que je vous trouve dans certaines explications, vous laissez de côté des informations qui ne peuvent que faire douter le téléspectateur (par exemple, la panne du système d’enregistrement français dont un officier de marine nous explique qu’il serait en quelque sorte monté sur un système aussi fiable que le tableau électrique de mon pavillon ! J’ai trop d’estime pour la Marine Nationale pour la croire si mal dotée). La seconde, vous pointez du doigt, àjuste titre, le manque de connaissance maritime des journalistes ; mais de votre côté, vous êtes vous interrogé sur le fonctionnement des médias ? Pensez vous que les journalistes ont en toute circonstance carte blanche pour effectuer des recherches comme celle-là? De ce fait, vous attribuez les erreurs àla volonté de faire du sensationnel. N’avez vous pas envisagé la possibilité que cette émission ait dû être bouclée dans des délais trop courts par la volonté d’un producteur ou du rédacteur en chef de la chaîne ?

      D’autre part, m’étant quelque peu intéressé aux accidents d’avions, je constate que les plus récents sont bien souvent le résultat d’une chaîne de discordances. Il n’y pas un seul élément qui explique l’évènement àlui tout seul, mais une série de problèmes ou de négligences qui aditionnés ont une conséquence fatale. Ce genre de suite malheureuse explique d’ailleurs que les accidents d’avions soient si rares rapportés au nombre de rotations aériennes. Ne pensez-vous pas que le naufrage du Bugaled Breizh puisse être le résultat d’une de ces chaînes, expliquant dès lors pourquoi toutes vos dénégations catégoriques ne puissent pas convaincre davantage que les hypothèses avancées par les journalistes ?

      Pour finir, j’aimerais que vous utilisiez vos connaissances maritimes pour faire progresser l’enquête. Puisque pour vous l’hypôthèse du sous-marin est dérangeante, élaborez une autre thèse convaincante. Sans doute serez vous sans problème plus crédibles que ces journalistes. Après tout, ce sera plus facile pour vous puisque vous n’êtes pas àla recherche du sensationnel et que vous connaissez tout cet environnement.

      Au plaisir de vous lire.

      • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 19 avril 2006 18:41, par Rédacteur en chef

        Bonjour,

        Je me permets de prendre la plume (enfin, le clavier) pour répondre àcertaines de vos remarques.

        L’objectif de mon article n’est pas de dire ce qui a pu provoquer ou entraîner le naufrage du Bugaled Breizh : je ne connais pas les faits exacts, je ne connais pas les résultats de l’expertise. Mon objectif était de relever des inexactitudes qu’une enquête, même superficielle, aurait dû permettre d’éviter. Et c’est bien làce que je reproche aux journalistes. Mon opinion personnelle est que ceux-ci ont, volontairement ou non, abandonné leur métier de journaliste (qui pour moi doit être objectif et donc présenter tous les faits) pour devenir polémiste.

        Je suis absolument d’accord avec vous concernant M. D’Hondt. Celui-ci n’est pas absolument pas en cause : il répète 3 fois qu’il n’est pas un expert. C’est bien àla présentatrice de l’émission que je reproche cette erreur grossière, elle aussi répétée 3 fois.

        Vous avez raison, je n’ai pas parlé de la panne du système d’enregistrement au CROSS Gris-Nez. Sur le moment, cela ne m’avait pas frappé. Mais avec le recul, il s’agit aussi pour moi d’un élément qui démontre une enquête baclée. En effet, j’aurais bien aimé que les journalistes m’expliquent en quoi la panne d’un équipement d’enregistrement situé àplus d’une centaine de kilomètres des lieux du naufrage auraient pu capter quoi que ce soit d’intéressant pour l’enquête. Pour mémoire, je rappelle que la portée des ondes VHF utilisées par les navires ne dépasse pas l’horizon.

        De plus, le CROSS Gris-Nez n’est responsable et compétent que pour le sauvetage dans les eaux françaises. Il n’a donc reçu que des comptes-rendus partiels envoyés par courtoisie (puisqu’il s’agissait d’un navire français) par le centre anglais compétent dans la zone (je crois me souvenir qu’il n’était, lui, situé qu’àune dizaine de kilomètres). Donc, si les juges estiment au cours de leur enquête que les enregistrements radio sont nécessaires àla manifestation de la vérité, il suffisait de s’adresser àcelui qui en avait l’intégralité : l’homologue anglais du CROSS. A ce que je sache, il n’a pas subi de panne électrique, lui. Et personne ne semble lui avoir demandé ses enregistrements.

        Dès lors, ce point, qui n’apporte rien quand àsavoir qui ou quoi a bien pu couler le Bugaled Breizh, n’est mentionné par les journalistes que dans le seul objectif d’apporter une preuve supplémentaire de l’existence d’un complot des militaires destiné àcacher la vérité.

        Pour ce qui est du financement des CROSS, si une partie des personnels sont bien des militaires de la Marine Nationale, la direction dépend du ministère des Transports (Direction des Affaires Maritimes) et l’entretien des bâtiments lui renvient aussi. La marine n’a même pas le droit de changer un fusible !

        Je ne sais pas quelle impression vous avez ressenti àl’issue de l’émission. Moi, j’ai ressenti un certain malaise àl’image de ce membre d’une des familles, présente sur le plateau, qui, si je me souviens bien, a traité la Marine de salaud. Et c’est bien l’image que j’ai retiré de l’émission. Et je trouve ça honteux que des journalistes puissent, parce que la grande muette n’a pas l’habitude de communiquer avec les outils modernes, cracher sur cette institution. Après tout, la Marine n’était pas làet n’était pas impliquée.

        Certes, il y a peut-être eu des erreurs dans l’instruction. Mais l’affaire d’Outreau vient de montrer qu’il n’y avait pas besoin d’une affaire d’état pour que de telles erreurs se produisent.

        Il y a quelques semaines, France 2 a diffusé une émission sur le Clémenceau. Le Télégramme de Brest a publié un article dans lequel il remet en cause (pour ne pas dire “dénonce†) la méthode utilisée dans le reportage. Il s’agit d’un reportage àcharge. Et ce sont des journalistes qui le disent. Pour moi, la méthode utilisée àl’époque par ceux de France 3 est la même. Tous les arguments présentés ne visent qu’àune chose : accuser un sous-marin. Au cours des différents reportages, on passera d’un allemand, àun anglais, puis àun hollandais.

        Je ne sais toujours pas pour quelle raison le Bugaled Breizh a pu couler. J’ignore si on le saura un jour. Je regrette que des personnes aient pu faire croire aux familles des disparus que la Marine Nationale ait pu cacher quelque chose, sans en apporter la moindre preuve, en refusant de présenter les faits "àdécharge".

        La mer est un milieu très dur. De tous temps, il y a eu des naufrages inexpliqués. Et il y en aura encore. Avant, on se tournait vers l’Eglise pour des réponses. Maintenant, on se tourne vers la presse. Je ne suis pas sûr qu’on gagne au change.

        • Et pour enfoncer le clou, les CROSS ne dépendent nullement de la marine Nationale. Mais du ministère des transports. Les administrateurs constituent par ailleurs un corps militaire détaché àce même ministère. Donc si erreur de conception des CROSS il y a c’est au ministre des transports de régler l’affaire.

      • Puisque vous demandez une hypothèse possible : le chalut a pris dans le fond, le dispositif de sécurité réglementaire pour assurer le largage automatique du filet n’a pas fonctionné (dans tous les cas, d’ailleurs...). Point Comment, c’est absurde, c’est indigne ? Pourtant, pendant des années , la Marine a été accusée dans l’affaire de la "la Jonque". On a même accusé des avions de la Marine d’avoir mitraillé les survivants pour dissimuler les preuves. Et puis après des années, on a retrouvé l’épave... et force a été de constater que le chalut s’était bien pris dans les fonds. Quant aux arguments que vous pourrez donner contre cette hypothèse (qui n’est qu’une hypothèse), je pense qu’ils ont déjàtous été donnés dans cette affaire de "La Jonque"

        • J’ai entendu parler d’un livre àparaitre prochainement sur le Bugaled Breizh. Quelqu’un sait-il quelque chose àce sujet ?

          • Oui j’ai vu le livre dont vous parlé sur le site internet ou je met le lien. Pas trop d’info malheureusement.

            Voir en ligne : www.bugaled-le-livre.fr

            • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 19 septembre 2006 17:00, par Rédacteur en chef

              Le site est actuellement inaccessible (pour ajouter les informations qui manquent ?).

              • bonjour, j’ai lu les interventions sur ce forum. je ne suis moi, absolument pas expert en quoi que ce soit en affaire maritime . Je voudrai juste que l’on m’explique en deux phrases, ce qui peux aux jours d’aujourd’hui entrainer un bâteau de cette taille par le fond ! une baleine ? un sous marin ? une mouette ? , je ne connais pas de baleine ayant un revêtement en titane ! passons sur la mouette ! y a t-il une autre explication que le sous marin ? après avoir lu votre forum , personne n’a soulevé d’autres hypothèses ! il y a donc de forte chance, selon moi, qu’un sous marin soit impliqué ! le fait que la marine démente certaines hypothèses émises par les journalistes sur la présence ou non sur zone au moment précis du chavirage d’un sous marin hollandais ,allemand ou anglais,ne me surprend guère. Toutes les armées du monde mentent aux journalistes , continuront-elle encore longtemps a mentirent aux familles des victimes. C’est la seule question que je me pose aujourd’hui !

                • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 22 septembre 2006 15:42, par Gilles Corlobé

                  Bonjour,

                  Vous n’avez pas tort : toutes les armées du monde tentent de cacher certaines choses aux journalistes. Mais, étant moi-même ancien sous-marinier, je peux vous garantir une chose : militaire, commerce ou pêcheur, nous sommes tous des marins. Et entre marins, il y a une solidarité, qui se vérifie quelles que soient les circonstances : dès qu’un navire est en danger, quelle que soit sa nature, tous ceux qui se trouvent autour de lui viennent lui porter secours. En imaginant que votre hypothèse soit la bonne (qu’un sous-marin ait coulé le Bugaled-Breizh), aucun marin digne de ce nom, quelle que soit sa nationalité, n’aurait hésité un seul instant àporter secours aux naufragés.

                  Si les armées du monde entier tentent de cacher certaines choses, des choses aussi importantes que le naufrage du Bugaled-Breizh ne sauraient rester cachées : au besoin sous forme de lettre anonyme, un des membres de l’équipage d’un sous-marin qui aurait fait une telle chose l’aurait révélé. L’hypothèse généralement avancée par les journalistes, les avocats et la famille est que le sous-marin responsable est le Dolfjin hollandais. Or, la marine hollandaise est l’une de celles où la discipline est la moins forte. Il y a donc fort àparier qu’un marin du Dolfjin se serait exprimé.

                  En ce qui concerne les hypothèses, pour l’instant, un autre rapport remis au juge priviliégie celle de la carène liquide : lorsque le chalutier a été remonté, les panneaux de cale étaient ouverts. De l’eau a donc pu s’engoufrer dans la cale progressivement. Avec le roulis, le mouvement de l’eau n’est pas synchrone avec celui du bateau. Avec le temps et d’autres vagues, cela peut provoquer un chavirage (c’est déjàarriver de nombreuses fois). Dans ce rapport remis au juge en juin dernier, l’hypothèse du sous-marin est qualifiée de "secondaire".

                  Il faut aussi rappeler que le titane peut provenir de n’importe quelle peinture opaque ou blanche. Elle peut prevenir du Bugaled-Breizh lui-même (qui était peint en blanc), d’un conteneur flottant entre 2 eaux, d’un autre navire, d’un sous-marin... De n’importe quoi en fait.

                  La conclusion de tout ceci est que les rapports d’expertise nous disent certaines choses, mais pour l’instant pas ce qui a coulé le Bugaled-Breizh.

                  Pour terminer, je rappelerai que le sous-marin le plus proche au moment du naufrage était certes le Dolfjin, mais il se trouvait à6 nautiques (12 kilomètres) du chalutier.

                  • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 22 septembre 2006 17:10, par Thierry Bressol OR1

                    Bonjour,

                    je constate que le sujet passionne, surtout ici ! Un certain nombre de gens vont pouvoir se congratuler, car on va encore pouvoir "casser du fayot" !

                    - Ce n’est pas parce qu’il a été (semble-t-il) prouvé qu’un sous-marin se serait au moins fait prendre dans le chalut du "BBz" ou son équipement, que c’est de la faute d’une des marines militaires participant àl’exercice !
                    - Même si on a effectivement constaté quelques cachoteries....
                    - Gilles Corlobé le précise bien, si àbord du sous-marin "crocheur" on s’en était aperçu, il y a de fortes chances que cela se saurait et qu’un sauvetage immédiat aurait été organisé.

                    Il me semble que l’aspect "pratique" de l’évènement a été perdu de vue : Je me sens donc obligé de rappeler que lorsque "les Fayots" font des exercices de lutte anti-sous-marine sur une large zone, un "avis aux navigateurs" est en général diffusé. C’est la moindre des choses.

                    - Le plus élémentaire bon sens, pour ne pas dire la simple prudence, aide àcomprendre que ces deux genres de navigation ne sont pas "compatibles" simultanément dans la même zone sans danger !
                    - Il faut en tenir compte. Un Avurnav, c’est fait pour cela. Nul besoin d’avoir "fait Navale" pour y penser !

                    - Les navires câbliers ont le même problème avec certains pêcheurs. On n’en parle que fort peu, car il n’y a pas mort d’homme. Mais la casse coûte cher !
                    - Article : Les pêcheurs et "la croisière s’amuse"... http://souvenirs-de-mer.blogdns.net...

                    - Que peut-il arriver avec un "bateau noir" moderne, c’est-à-dire extrêmement silencieux et souvent très lourd, qui surgit soudain de nulle part àplus de 30 nds sous 40 m d’eau, alors qu’un pêcheur est en pêche dans le quartier, "chalut au cul" ?
                    - C’est sûr, on risque de "passer dans le journal"...

                    Pour moi, la vraie question pas souvent posée est aussi :
                    - Pourquoi le Bugalez Breizh était-il là ? Savait-on àson bord ce qui se passait dans la zone ? Sinon, pourquoi ils ne savaient pas ?
                    - Tout ceci dégrade la réputation des uns et des autres et c’est un peu triste.

                    Bien navicalement - Thierry Bressol - http://souvenirs-de-mer.blogdns.net...

                    Voir en ligne : La bonne question :

                    • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 22 septembre 2006 17:29, par Gilles Corlobé

                      Je vais préciser certains éléments àvotre suite, Thierry.

                      Des avurnav avaient effectivement été diffusés (cf "pièces àconviction"). Mais la zone où péchait le BBz n’était pas concernée. En fait, le BBz se trouvait entre 2 zones de plongée autorisée (la plus proche se trouvait àune dizaine de nautiques si ma mémoire est bonne).

                      Deuxième chose, àpart une incroyable chaîne d’erreurs humaines (le sous-marin se serait trompé sur sa position), rien n’autorisait un sous-marin àplonger làoù péchait le BBz.

                      Troisièmement, le Dolfjin a été vu àune certaine distance de l’endroit du naufrage environ une demi-heure après celui-ci. Il faut se souvenir que le Dolfjin est un sous-marin classique : en plongée, il utilise un moteur électrique alimenté par une batterie. Il peut rester en plongée plusieurs jours àde faibles vitesses. Mais la vitesse qu’il est supposé avoir atteint pour aller de l’endroit du naufrage jusqu’àl’endroit où le pécheur anglais l’a vu aurait vidé sa batterie bien avant d’atteindre ce dernier.

                      Enfin, pour en terminer avec la vitesse, la zone où péchait le BBz n’était pas très profonde (80 mètres). Cela implique qu’un sous-marin n’aurait pas voulu avancer très vite pour éviter tout risque de collision avec le fond. Il y a 2 limites de sécurité, une première qui interdit de plonger si le fond est inférieur àtelle immersion (par exemple 100 mètres), et une deuxième qui limite la vitesse pour laisser au barreur le temps de réagir en cas d’inclinaison brusque (par exemple 200 mètres jusqu’à10 noeuds). En temps de paix, aucun commandant ne donnerait l’ordre de violer ces sécurités et aucun barreur n’accepterait d’exécuter un tel ordre s’il était donné : c’est la vie de l’équipage qui est en jeu. Pour avoir une idée de ce que peut donner une collision avec le fond, regardez les articles concernant l’USS San Francisco.

                      • Bonjour Gilles. Pourquoi n’avoir jamais évoqué dans votre site la lettre que vous avez envoyé de votre propre initiative aux juges d’instructions pour tenter de disculper les sous-marins ? Auriez-vous des informations que d’autres n’ont pas ? Ou pratiqueriez-vous ce que tout bon militaire aime àfaire : dire autre chose que la vérité avéré par des faits précis. Au regard de tout ce que vous indiquez dans votre site, vous ne semblez pas connaître le dossier judiciaire et pourtant vous vous permettez des affirmations bien cavalières. On appelle cela de la désinformation. Comme vous le dites vous meme : une sorte de solidarité entre marins... surtout s’ils sont militaires

                        • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 23 septembre 2006 18:25, par Gilles Corlobé

                          Bonjour qui que vous soyez.

                          Une première chose avant d’aborder le fond de votre message : il aurait été plus "correct" d’utiliser votre nom plutôt qu’un pseudonyme comme “spy29†! Auriez-vous honte de ce que vous avez àdire ? Ayez le courage de vos opinions.

                          Tout d’abord, j’ai effectivement envoyé un courrier au juge l’an dernier. Si mes souvenirs sont bons, cela devait être peu après la diffusion de l’émission de France 3. Cela m’avait paru une bonne chose àfaire àl’époque. Aujourd’hui encore, je pense que certaines affirmations, àforce d’être répétées par les journalistes, peuvent passer pour la vérité. J’ai donc voulu attirer l’attention du juge sur ces erreurs.

                          Je n’ai jamais prétendu en savoir plus que quiconque. Je n’ai jamais prétendu que les sous-marins étaient hors de cause, simplement qu’aucun élément ne venait prouver l’implication d’un sous-marin. Je reconnais le premier qu’il y a des éléments troublants. Mais ces éléments sont-ils la preuve de l’implication d’un sous-marin ? Pour moi, non.

                          Selon vous, j’affirme des choses de façon bien cavalière, sans preuve. Il s’agirait même de désinformation ! Quel grand mot. Tout ce que j’ai dit, il est probable que n’importe quel autre sous-marinier aurait pu le dire aussi. Car je n’en connais pas plus sur la mer et les sous-marins que les autres sous-mariniers.

                          Selon ce que vous dites, vous avez eu accès au dossier d’instruction. Dites-moi donc ce qui, dans le dossier, vient contredire ce que je dis. Je ne pense pas que le dossier soit si affirmatif que vous le pensez sur l’implication d’un sous-marin : l’avocat des familles s’empresse àchaque fois de révéler les éléments qui viennent appuyer cette thèse. Désinformation ou pas, on ne l’entend jamais révéler des éléments qui vont àl’encontre de celle-ci.

                        • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 23 septembre 2006 21:58, par Alain NICOLAS-NICOLAZ

                          Cher monsieur "ESPION"

                          Vos affirmations sur les militaires sont graves, àla limite je les considère comme étant de la diffamation. Nos silences nous sont imposés par ceux que vous avez élus, pour votre sécurité. Alors, ne mélangez donc pas ce que les politiques ont àcacher de ce qui concerne la sécurité de notre pays. A ne plus vous revoir sur ce site

                          Alain NICOLAS-NICOLAZ PS : j’ai moi le courage de mes opinions.

                          • Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour "Pièces àconviction" 25 septembre 2006 16:39, par Thierry Bresol

                            Bonjour,

                            les quelques précisions techniques exposées par le Webcaptain Corlobé s’imposaient ! Je m’étais promis d’étudier avec quelques cartes marines, les données de l’accident que je connais, mais ne lai tjrs pas fait.
                            - Ah ! Si nous n’avions que ça àfaire...
                            - Cela dit, les enquêteurs l’ont fait et c’est plus ou moins bien diffusé par la presse. C’est relativement accessible àqui le veut et cherche sur la toile.

                            - Un sous-marin ne saurait se permettre en effet d’aller trop vite, près du fond ! Le grand public doit aussi penser àcette vérité facile !

                            Si sous-marin dans le coup il y a, c’était peut-être l’un des traditionnels "voyeurs" non invités àl’exercice, qui rôdait àdistance prudente (pas tout àfait) , pour "écouter" et "ne pas déranger". Mais qui peut savoir ? On ne saurait le citer dans la presse lui...

                            D’autre part, après avoir écrit ce que j’ai dit plus haut, je me suis rappelé qu’il n’y a pas que les sous-marins pour utiliser des peintures contenant du titane....
                            - Làaussi, Qui peut savoir d’où ça venait alors ?

                            Alain NICOLAS-NICOLAZ a raison de remonter les bretelles de Mr Spy.

                            S’il existe une chose fort déplaisante avec Interrnet, c’est bien l’habitude de "tordu" qu’ont un certain nombre de gens, àcommencer par ceux qui sont de mauvaise foi, d’utiliser des "pseudo" pour "s’exprimer". Il est plus sain d’avoir le courage de ses opinions, comme Alain NICOLAS-NICOLAZ par exemple.

                            Bien cordialement Th Bressol http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/

                            Voir en ligne : Bonne question et bonne réponse

  • J’ai vu le livre qui parle du Bugaled sur www.bugaled-le-livre.fr mais peu d’informations sur ce qu’il va dire. Encore un effet d’annonce de la part de journalistes peu scrupuleu ?

    Voir en ligne : http://www.bugaled-le-livre.fr

    • Le cher "camarade" LENINE avait une maxime àce sujet : "Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose".

      La leçon n’a pas été retenue par nos médias qui feraient mieux de tourner sept fois leur plume dans leurs encriers avant d’écrire de telles choses.

      Soit, on a découvert du titane sur les funes. Mais àvoir l’usage du titane là http://www.periodictableonline.org/... on se demande d’où il peut exactement provenir.

      Avant d’accuser, il faut vérifier Messieurs les pisse copies

      Alain NICOLAS-NICOLAZ

Du même auteur

Gilles Corlobé

Ancien marin, Gilles Corlobé a passé la majeure partie de sa carrière sur les sous-marins. Désormais en retraite, il a conçu l’identité visuelle du site et il le tient à jour. Vous pouvez retrouver l’interview qu’il nous a accordé ici.