Le nombre de problèmes respiratoires qui ont affecté les pilotes de chasseurs F-18 de l’US Navy et du Corps des Marines a été multiplié par 12 entre 2006 et 2014. Le phénomène a conduit la Navy à enquêter sur les causes possibles de cette prolifération d’hypoxies (manque d’oxygène dans l’organisme).

La situation préoccupe particulièrement en raison du retard qu’a pris la mise en service du chasseur F-35C qui doit remplacer les F-18 embarqués sur les porte-avions.

Le nombre de symptômes d’hypoxie enregistrés parmi les pilotes de F/A-18 et de EA-18G est passé d’une moyenne de 5,84 cas pour 100.000 vols au cours de l’année fiscale 2006 (11/2005 à 10/2006) à 70,98 incidents entre novembre 2013 et octobre 2014.

La situation constitue une « priorité pour la Navy et les Marines » selon les déclarations du chef du programme des avions tactiques, le contre-amiral Michel Moran. Selon le directeur de l’aéronavale, le contre-amiral Manazir Michael, « les pilotes ont envie de vomir, confus, un peu désorientés dans l’avion » pendant ces épisodes. Pour se remettre, les pilotes disposent d’oxygène de secours.

Les enquêteurs ont identifié pour l’instant certaines causes possibles. 93 cas sont dus à une forme de contamination, 90 sont la conséquence de panne de composants du système de contrôle d’ambiance, 67 sont la conséquence de facteurs humains, 41 de problèmes avec le système de génération d’oxygène, 11 d’une panne de composants liés à la fourniture d’air respirable. Pour 45 cas, aucune cause n’a été identifiée.

Pour remédier à ces défaillances, 18 modifications ont été apportées aux systèmes respiratoires des équipages, dont le changement dans les valves de pression et de contrôle, et dans les senseurs.

Référence :

Info Defensa (Espagne)