par ROUSSEL Denis » 20 Mars 2011 06:49
Les événements qui touchent le monde arabe et particulièrement la Lybie , devraient inviter les pays occidentaux à reconsidérer les questions de défense en prenant conscience que nous vivons dans un monde agité avec des conséquences tellement imprévisibles qu'il convient d'en tenir compte dans l'évaluation des budgets militaires afférents aux matériels et aux effectifs. Pour ce qui concerne notre volet militaire de prédilection : la Marine, on remarque bien l'importance de posséder une flotte de combat équilibrée et suffisamment étoffée pour faire face brutalement à plusieurs théâtres d'opérations en même temps mais surtout pour supporter l'effort opérationnel dans la durée. On imagine actuellement le ridicule de la situation, si le porte-avions Charles De Gaulle, était placé en période d'entretien ou si aucune frégate de défense aérienne n'avait été mis en service. Les passions qui nous animent pour privilégier l'importance de la marine militaire dans la défense nationale de notre pays, doivent interpeller les responsables politiques sur deux points dont la priorité ne peut faire l'objet d'aucune concession. Premièrement , malgré le peu d'intérêts des français pour la défense, et son caractère très peu attirant pour les électeurs, les problèmes de défense sont à prendre avec la plus grande attention et sont à placer en tête des missions régaliennes de l'état. Prévenir c'est guérir et sans sécurité il n'y a pas d'espace de liberté et de prospérité. Deuxièmement, il ne s'agit pas de faire des économies sur les budgets de la défense et argumentant qu'il était utile de réduire et de regrouper pour être plus performant ; l'évaluation des moyens sans conditions doit être suivi par une application stricte de la fabrication et de la mise en activité des matériels indispensables pour la préparation opérationnelle des forces navales. Au demeurant, il apparait qu'actuellement, notre Marine souffre de l'absence d'un 2ème porte-avions , c'est indiscutable et que réduire à 4 le nombre de frégates spécialisées dans la défense aérienne , n'est pas une situation facile. Commander c'est prévoir et on s'aperçoit évidemment, que les projets proposés par les hauts responsables militaires ne doivent , ni être retardés , ni être mis dans un placard. La bataille de France en 194O a été un échec pour de nombreuses raisons dont l'une paraissait être une certaine imprévoyance voire une très mauvaise appréciation dans la préparation matérielle des troupes ; souhaitons une nouvelle fois, qu'une réflexion plus factuelle sur la dangerosité du monde, conduise nos hommes politiques à envisager sérieusement l' effort national budgétaire indispensable et urgent pour mettre au niveau souhaitable qu'il convient, les nombres d'unités spécialisées dont un deuxième porte-avions au service de notre marine.