par ROUSSEL Denis » 05 Juil 2012 09:33
La visite du président de la république, sur un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, marque à l'évidence le choix gouvernemental pour une continuité dans la politique de dissuasion mise en place à partir de 1969 par le général DE GAULLE. Malgré les nouveaux aspects des menaces du 21ème siècle, une grande majorité de spécialistes continue à penser , compte tenu de la prolifération des armes nucléaires, que disposer de ces armes redoutables, est une nécessité. La marine nationale est bien entendu l'arme la plus impliquée dans la préparation et la mise en oeuvre des armes nucléaires, d'une part par l'emploi de ses SNLE, hautement performants et d'une technologie à la pointe du développement mondial, mais aussi par son aviation embarquée , (rafales marine), qui dispose également de cet armement. Alors évidemment, s'ouvre actuellement ce débat sur l'utilité de poursuivre dans cette voie de la dissuasion qui , en ces temps de crise économique, est considérée comme la plus dépensière au sein des forces armées. Il faut cependant convenir, qu'il y a un certain consensus politique sur cette question , (pourtant très contestée par l'opposition à l'époque du général), et qu'il s'agit d'une situation suffisamment rare pour qu'elle soit signalée. La question sera sans doute évoquée très largement lors de la mise en page du nouveau livre blanc sur la défense mais à priori, il ne semble pas qu'il y ait actuellement une large opposition au maintien d'une force nucléaire de dissuasion dans notre pays avec le format des vecteurs actuels composés de sous-marins et d'avions. Au demeurant un grand pays qui prend le plus grand soin de sa sécurité, ne peut se contenter d'une seule force de dissuasion, le large panel des menaces potentielles, impose également le maintien de forces classiques significatives bien entrainées et capables de faire face à toutes sortes d'actions sur les divers théâtres d'opérations mondiaux. Pour autant, la crise économique sans précédent qui touche les pays européens ne doit pas favoriser un fléchissement dangereux des budgets de défense qui signifierait une perte de crédibilité préjudiciable de l'Europe sur la scène internationale. En résumé, dissuasion nucléaire, bien sûr, elle est indispensable dans la panoplie de notre défense, mais ne dédaignons pas , pour des motifs d'économies, la préparation d'une forces armée classique qui demeure encore indispensable plus que jamais au 21ème siècle.