par LR » 25 Déc 2010 19:17
A JLC. Merci.
Le bruit blanc n'est pas propre à l'acoustique sous-marine ni à l'acoustique tout court, c'est un concept utilisé en théorie du signal en général. Cela signifie que la densité spectrale du signal est constante (dans notre cas, c'est vraiment une approximaation très grossière, car le spectre de fréquences d'une structure aussi "molle" qu'une coque de bateau est très vite coupé vers le haut). Mais bon, c'est une approximation souvent utilisée et valide dans la bande passante considérée, soit environ de quelques hertz à quelques centaines de hertz - donc essentiellement en dehors de la bande audible par l'oreille humaine. Un "bruit blanc acoustique" ressemblerait assez à celui que fait un bloc de neige qui tombe d'un toit. Je dirais qu'i est "édredonesque", si vous me passez ce néologisme...
Nous sommes donc dans le domaine des infrasons (il y a peu d'ultrasons, et de toute manière, les ultrasons sont très vite atténués dans l'eau). La détection sous-marine, moderne en particulier, utilise essentiellement les infrasons (disons pour fixer les idées, de quelques hertz à une centaine de hertz), et ceux-là se propagent très bien. Mais dans une zone de fonds faibles, comme ici, la distance de détection est très inférieure à ce qu'elle est en eaux libres (cas dans lequel un sous-marin peut effectivement entendre un pétrolier à des centaines de kilomètres, surtout en eaux froides).
LR, capitaine de frégate (h), ancien sous-marinier